[I] Tuer un personnage, le dilemme

[visible par les non-inscrits] Ici, on peut poser des questions (techniques ou non) sur l'écriture, les outils qui y sont dédiés et plus largement, sur le monde du livre !

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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Betty » lun. sept. 28, 2015 11:13 pm

Je voulais témoigner. ça y est, je l'ai tué. ça n'a pas été aussi dur que je le croyais. Je n'ai même pas pleuré. C'est sûrement parce que j'avais extériorisé la chose des mois avant de le faire, et donc que je m'étais progressivement détachée de lui...

Mais c'est quand même cruel et éprouvant :pleure: D'ailleurs les lecteurs de mon challenge ne s'en sont pas remis :argh:
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Peewee » mar. sept. 29, 2015 10:49 am

je confirme... :pleure: :pleure: :pleure: ;)
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Hotep » mar. sept. 29, 2015 2:23 pm

Tuer est aisé. Non, ce qui est dur, c'est de relire tes épreuves après coup... Je culpabilise tellement que je rajoute au défunt, a posteriori, des répliques marrantes ou des moments de grâce. Comme si ça suffisait à me faire pardonner. C'est un cercle vicieux : plus te réécris le personnage, plus tu le développes, plus tu l'aimes, plus tu te détestes pour l'avoir buté. :ronge: J'ai au moins deux figurants qui sont passés au statut de perso secondaire à cause de ça.

Autre dilemme, en revanche : la mort naze vs la mort grandiose. J'aimerais bien que tous mes personnages crèvent dans un sacrifice héroïque ou sur une révélation tonitruante, mais bon, dans la vraie vie, ça ne marche pas toujours comme ça. :hiii:
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par FGFT » mar. sept. 29, 2015 7:20 pm

Quand j'ai construit mon roman, j'ai décidé de faire mourir la plupart de mes personnages au fur et à mesure. En effet, je me suis creusé pour amener les personnages secondaires de façon assez crédible (enfin, j'ai essayé), et une fois qu'ils avaient rempli leur office, je ne savais plus trop quoi en faire, et je ne voulais pas deus ex machina à l'envers. Du coup, je les tue, et j'essaie de faire en sorte que leur mort soit l'événement déclencheur de quelque chose d'autre, parfois bien plus tard dans l'histoire.
Il faut aussi dire que le parti pris de ce roman est la violence et l'injustice, du coup, ça colle pas mal : les méchants meurent parfois, et les gentils le font souvent (avec su sang qui gicle).

Et puis, j'ai l'impression qu'un beau personnage DOIT mourir. Obligatoirement. Vous imaginez Bruce Willis ne pas mourir dans
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Par contre, la gestion du deuil des survivants, c'est une autre paire de manche !
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Crazy » mar. sept. 29, 2015 8:48 pm

FGFT a écrit :Par contre, la gestion du deuil des survivants, c'est une autre paire de manche !
C'est une des problématiques de mon Challenge actuel : mon héros est +- immortel (donc, techniquement, pour une époque donnée, tous mes persos meurent ^^).
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Anonyme_Quatre » mar. sept. 29, 2015 8:57 pm

C'est THE problématique de mon challenge actuel x) personne ne va y mourir - je crois - puisqu'on débarque au début du deuil des personnages x)

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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Alaëlle » mar. sept. 29, 2015 9:29 pm

BettyLMDO a écrit :Je voulais témoigner. ça y est, je l'ai tué.
Mais c'est quand même cruel et éprouvant :pleure: D'ailleurs les lecteurs de mon challenge ne s'en sont pas remis :argh:
Comme peewee, je confirme ! :pleure: Pourtant, on se doutait qu'il allait lui arriver une bricole à celui-là. Je crois que tu ne pouvais faire autrement, Betty. On s'attache à ses persos, c'est normal, mais une bonne mort est une mort utile à l'intrigue. Les lecteurs l'ont un peu "mauvaise" sur le coup, mais au fond, on aime bien ça, toute cette tension dramatique. :heart:
Bon, moi je m'y colle cette semaine. Un perso important va y passer, mais je sais que ça va justifier tout ce qui se passe après, alors, c'est pour la bonne cause. :hihihi: ^^
La Bise, chère betty. :love:

EDIT : tout s'est très bien passé (sauf pour mon personnage ^^ ). Pas de gros dilemme et pas trop de pincement au coeur au moment de tuer XXX. Ce qui me toucherait presque plus, c'est la réaction des autres persos à cette mort cruelle. :ronge: :hiii:
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Betty » mar. sept. 29, 2015 9:42 pm

J'ai retourné dans ma tête toutes les autres solutions qui éviteraient sa mort... Mais rien n'était aussi bon pour la suite. Pour les personnages, pour leur évolution, pour le sentiment de cruauté, pour la force de l'histoire, etc.

Alaëlle ça doit être pareil chez toi... Mais je tremble d'avance de savoir qui ce sera :ronge:
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Claude Thivet » sam. oct. 03, 2015 4:44 am

Bonjour à toutes et tous,

Le sujet a attiré mon attention, et sa lecture m'a intéressé. J'avoue que je n'avais pas pensé à tout ça.

Pour compléter ce qui a déjà été dit, je pense que tout dépend du roman ET du personnage en question. Parfois la mort d'un personnage est utile car elle permet d'amorcer le changement d'un autre. D'autre part, la puissance dramatique du décès d'un personnage auquel on est attaché est de nature à laisser une forte impression au lecteur. En revanche, je crois qu'il ne faut pas que cette mort soit gratuite. Elle doit avoir une raison, une utilité pour l'histoire que vous écrivez.

Stephen King, quant à lui, dit :
Tuez vos chéries, tuez vos chéries, même quand cela fend votre petit cœur égocentrique de scribouillard, tuez vos chéries !
source : http://fluctuat.premiere.fr/Livres/News ... ng-3969211 (point #17)

.
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par ilham » sam. oct. 03, 2015 9:15 am

Stephen King ( que j'adore) est très très mal placé... ;) je lui reproche de trucider d'un peu trop de bon coeur ses personnages y compris les plus attachants...

Quant à cette citation, il y a confusion, quand il parle de "chéries" (darlings en anglais), il parle des tics d'écriture des auteurs, ces trucs qu'on adore tellement, qu'on en met partout dès qu'on le peut... et qu'on se refuse à supprime ;)r.
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Claude Thivet » dim. oct. 04, 2015 8:27 am

Merci Ilham, pour ces précisions utiles. Je n'avais effectivement pas compris cela.
Il faudrait que je relise son livre qui est excellent.

Ceci-dit le fait de tuer un personnage peut être très utile dans un roman. Tout dépend du type de romans que l'on écrit. Et tout dépend de l'utilité de cette mort dans l'intrigue, dans l'évolution des personnages, etc.

Cordialement.
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Capucine » jeu. févr. 18, 2016 3:19 pm

Quand j'ai commencé à écrire le premier jet de mon roman (ainsi qu'un brouillon des tomes 2 et 3), je me suis aperçue que je ne faisais mourir PERSONNE! Ou alors juste les méchants ^^ j'ai alors commencé à ajouter des morts, et ça tombait sur des personnages sans importance (ce qui n'est pas une grande amélioration!).

Depuis peu, je retravaille certains personnages pour les rendre attachants, et ensuite je réfléchis à la mise en scène de la mort et surtout l'impact que ça aura sur les personnages principaux. Je trouve ça hyper dur à faire! En plus, je suis tellement "préparée" mentalement à la mort du personnage, que je n'éprouve rien à sa mort. Donc pour l’instant je n'ai pas assez de recul pour savoir si le lecteur y croira (en gros s'il sera triste) ou non.

En tant que lectrice, je suis particulièrement touchée par la mort des personnages. Je suis même du genre à en vouloir à l'auteur de tuer mes personnages préférés. Mais je sais que c'est là toute la force de l'écriture. L'auteur a vraiment réussi à me faire entrer dans son univers et à me faire croire que tout est vrai. Parfois, je peux me sentir "mal" pendant quelques jours après avoir fini de lire un roman qui avait une fin douloureuse...
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Claude Thivet » sam. févr. 20, 2016 9:52 am

Bonjour et merci.

Capucine, j'apprécie beaucoup ton commentaire. Il m'est arrivé un peu la même chose avec mes personnages. Au début mon Héros était tout lisse et sans aucun intérêt. Puis j'ai commencé à lui ajouter des failles, et il a commencé à prendre une certaine épaisseur. Je lui ai adjoint, dès le début des alliés de circonstances. Eux aussi étaient lisses et transparents. J'ai également développé leur caractère, leurs sentiments, et ils ont commencé à avoir une consistance plus charnelle, plus crédible.
Mon premier jet n'est pas encore terminé, mais je sais que l'un de mes personnages va mourir. Si je n'ai pas encore écrit le chapitre où cela se produira, j'en connais les circonstances. Et je sais que cela provoquera un changement crucial pour l'évolution des deux autres. Je l'ai décidé ainsi car j'avais besoin d'un évènement qui permette la transformation radicale d'un de mes personnages.

Les émotions sont la matière sur laquelle nous travaillons, et c'est de cette matière que doivent être construits nos personnages. La mort de l'un d'entre eux n'est pas obligatoire, évidemment. Elle n'a de sens que si elle sert le propos, fait avancer l'histoire, évoluer les autres personnages. J'ai souvent râlé contre les auteurs (dans les livres ou au cinéma) qui pondaient des fins tristes. Mais le fait est que je me souviens probablement mieux, des années plus tard, de ces œuvres là que de celles innombrables se concluant sur une "happy end".

Ce n'est évidemment que mon humble sentiment.
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Crazy » sam. févr. 20, 2016 10:07 am

A la réflexion, je me dis que c'est plus facile de créer des persos déjà morts : de partir du fait qu'ils ne seront plus vivants dans l'histoire au moment où ils "interviendront", et d'étoffer leur background ensuite.
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Re: Tuer un personnage, le dilemme

Message par Lilie » sam. févr. 20, 2016 10:32 am

Personnellement, je n'ai pas d'état d'âme. Pour obtenir un final ou un climax flamboyant, je suis capable de massacrer mes héros :wamp:
Alors, il y a quand même quelques éléments (certains déjà cités dans la discussion) auquel à mon avis, on peut réfléchir pour se simplifier la tâche :
Est-ce que le personnage en question, sous la forme présente, apporte quelque chose à ton intrigue? à ton univers ?
Des fois, on s'en rend compte en cours d'écriture du roman. Le personnage ne nous semble pas avoir évolué ; il fait doublon avec un autre ; il freine la marche du récit ; on ne sait pas très bien quoi en faire, comme un bout de pâte à cookie qui reste collée aux doigts et qu'on aimerait bien réussir à enlever (dans ce cas là, la meilleure solution c'est de la manger... )

Lorsque je me rends compte de ça, j'essaie de trouver une solution pour le faire "disparaître".

Sur mon cycle en cours, par exemple, j'ai réparti le personnage en question sur 2 autres (quand je dis "répartir", c'est qu'il avait certains traits de caractère que je souhaitais conserver, mais que je n'avais pas besoin d'une personne entière pour les incarner > donc je l'ai en quelque sorte refondu dans 2 autres personnages existants). C'est d'autant plus simple lorsqu'on se trouve dans un roman avec une galerie de personnages à gérer.

Il y a aussi la solution de le zigouiller, mais pas n'importe comment. J'essaie de penser à une "disparition" qui provoque un remous (soit sur l'intrigue, soit sur l'univers, soit sur les personnages autour). Peut-être même que tuer le personnage peut servir de base de construction à un autre (la mort qui devient motivation ?). Il y a des cas aussi où la mort d'un personnage peut se révéler nécessaire. Je me souviens avoir lu quelque chose en dramaturgie sur le passage aux 2 tiers du livre, vous savez, juste avant le climax. On nomme parfois ce moment-là le "tout est perdu". Il y a plusieurs façons de négocier ce moment, mais lorsqu'on le souhaite vraiment négatif pour les personnages, alors mettre le paquet est une bonne chose.
Et quoi de mieux que d'invoquer (ou d'évoquer, de façon symbolique, c'est pour cela que je préfère parler de "disparition" du personnage) la mort pour ça ? :wamp: En terme de perte et de désespoir, elle se pose là, la grande faucheuse :wamp:

Et vraiment, si rien de tout ça n'est possible afin d'améliorer le récit, je réfléchis à réécrire l'histoire sans ce personnage-là du tout, dès le départ. À la relecture, c'est presque la solution la moins douloureuse : il n'a jamais existé :wamp:
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