Informations médicales pour torture de personnages

[visible par les non-inscrits] Ici, on peut poser des questions (techniques ou non) sur l'écriture, les outils qui y sont dédiés et plus largement, sur le monde du livre !

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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par La_louve » jeu. févr. 15, 2018 12:47 pm

Merci Kushiel ! C'est parfait ! :love:
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Hikari » lun. févr. 19, 2018 6:41 pm

Bonjour! J'aurai besoin d'aide pour décrire les blessures de mon personnage svp! Donc, mon protagoniste s'est fracturé la tête de l'humérus en tentant de défoncer une porte... sans savoir qu'il y avait un mur de brique de l'autre côté (adrénaline, il tentait d'échapper à un tueur, c'est pour ça qu'il s'est acharné sur la porte malgré la douleur). Ses collègues finissent par venir le sauver et le conduisent chez le médecin. Je suis rendue là: le verdict du médecin et la médication qu'il doit prendre. La "patronne" de mon protagoniste insisté pour qu'il soit capable de continuer d'enquêter. Il est éventuellement soigné par la magie (mais le médecin ne le sait pas) sauf qu'il continue de prendre des antidouleurs et peut-être quelque chose pour son PTSD (post-traumatic) de façon régulière, plus par addiction (à l'antidouleur) que par besoin réel. Il doit cependant être capable de fonctionner normalement (se faire à manger, conduire, interroger des suspects, tenir une arme à feu...)

Que proposez-vous? Vicondin? Tramadol? :perplexe:
Écrivez le livre que vous aimeriez lire, mais qui n'existe pas.

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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par La_louve » lun. févr. 19, 2018 7:06 pm

Alors... s'il s'est cassé l'humérus et qu'il est prit en charge par des médecins, il sera probablement opéré pour poser des broches afin de fixer l'os. A moins que la fracture ne soit pas déplacée, auquel cas c'est attelle pour immobiliser complètement le bras pendant 6 semaines.

Dans tous les cas, il ne pourra ni conduite, ni tenir une arme de cette main là. Après, si la magie intervient pour réparer la fracture... il n'a plus de raison d'avoir mal, donc je ne vois pas trop pourquoi il prendrait des anti-douleurs. Et même s'il en prends dans un premier temps, je ne vois pas pourquoi il y aurait addiction. En général, les addictions se développent lors de prises de très longues durées, pas suite à une simple fracture. A moins qu'il soit déjà accro avant ? :perplexe:

Par contre, tu peux le rendre dépendant à des médocs pour traiter le PTSD, style des anxiolytiques. Mais ce sera beaucoup moins "visible" qu'une addiction aux morphiniques.

Que les médecins me corrigent si je dis une connerie, bien sûr ^^.
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Kushiel » lun. févr. 19, 2018 7:57 pm

Louve a écrit :Que les médecins me corrigent si je dis une connerie, bien sûr ^^.
:heart: Je suis tout à fait d'accord avec toi : si la fracture de l'humérus est immobilisée, que ce soit par un traitement orthopédique (coude au corps) ou chirurgicalement (par broche plus coude au corps), il n'y a plus de raison de lui donner des antalgiques passé 24 ou 48 heures. Dans ce cas, le Tramadol et la Codéine sont des antalgiques puissants avec des risques élevés d'addiction si poursuivis alors qu'il n'y a plus de syndrome douloureux.

Et si la magie lui ressoude l'os (pratique :yata: ) : idem => il n'y aura plus de douleur.
:pompom: Cité Noire paraîtra fin 2018 chez RROYZZ éditions :pompom:
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par shalnya » lun. févr. 19, 2018 8:25 pm

Pour le PTSD, les seuls médicaments un peu efficaces sont des antidépresseurs, donc il ne s'agit pas vraiment de médicaments à potentiel d'abus.
Pour ce qui est des antidouleurs, dépendant de ses facteurs de risque, c'est possible qu'il développe une dépendance assez rapidement. À l'hôpital où je travaille, on essaie de limiter les prescriptions d'opiacés au départ à < 7 jours, parce qu'on considère que sous ce seuil on est en général OK pour éviter la dépendance.
Son risque de dépendance est accru s'il reçoit des opiacés à courte durée d'action, parce qu'il y a un "pic" plus important où il ressentira l'euphorie, suivi d'une période de "creux" où la sensation de crash peut être brutale. Quelques exemples d'opiacés à courte durée d'action qu'il pourrait se faire prescrire: morphine, hydromorphone, codéine (parfois combinée avec tylenol, donc danger pour le foie si abus). Ce qu'il recevra dépend de ses antécédents médicamenteux (a-t-il déjà reçu des antidouleurs avants et lesquels?), de l'intensité de la douleur, du type de médecin...

Certains facteurs de risque de dépendance aux opiacés qui ont été recensés dans les études: histoire de dépendance à d'autres substances (incluant la cigarette), historique familial de dépendance (il y a une composante génétique), troubles de santé mentale (incluant PTSD), race blanche, avoir déjà été en prison...

Pour ce qui est de fonctionner normalement, sa dépendance ne devrait pas nécessairement l'empêcher d'accomplir les activités que tu décris, mais si tu veux vraiment qu'il soit officiellement "dépendant", sa consommation devrait quand même interférer de manière significative avec sa vie.
DSM V a écrit :Trouble d'usage de substance ("dépendance"): Mode d’utilisation inadapté d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou une souffrance, clinquement significative, caractérisé par la présence d’au moins deux des manifestations suivantes au cours d’une période continue de 12 mois.
1. Quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévue
2. Désir persistant ou efforts infructueux pour diminuer ou contrôler l’utilisation
3. Beaucoup de temps passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance, utiliser le produit ou récupérer de ses effets
4. Craving, ou désir intense de consommer la substance
5. Utilisation répétée d’une substance conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures au travail, à l’école ou à la maison
Donc c'est quelque chose à considérer selon ce que tu veux faire pour le reste du récit.

/Fin de l'interlude pharmaceutique :mrgreen: :arrow:
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Hikari » lun. févr. 19, 2018 10:25 pm

shalnya a écrit :
lun. févr. 19, 2018 8:25 pm
Pour le PTSD, les seuls médicaments un peu efficaces sont des antidépresseurs, donc il ne s'agit pas vraiment de médicaments à potentiel d'abus.
Pour ce qui est des antidouleurs, dépendant de ses facteurs de risque, c'est possible qu'il développe une dépendance assez rapidement. À l'hôpital où je travaille, on essaie de limiter les prescriptions d'opiacés au départ à < 7 jours, parce qu'on considère que sous ce seuil on est en général OK pour éviter la dépendance.
Son risque de dépendance est accru s'il reçoit des opiacés à courte durée d'action, parce qu'il y a un "pic" plus important où il ressentira l'euphorie, suivi d'une période de "creux" où la sensation de crash peut être brutale. Quelques exemples d'opiacés à courte durée d'action qu'il pourrait se faire prescrire: morphine, hydromorphone, codéine (parfois combinée avec tylenol, donc danger pour le foie si abus). Ce qu'il recevra dépend de ses antécédents médicamenteux (a-t-il déjà reçu des antidouleurs avants et lesquels?), de l'intensité de la douleur, du type de médecin...

Certains facteurs de risque de dépendance aux opiacés qui ont été recensés dans les études: histoire de dépendance à d'autres substances (incluant la cigarette), historique familial de dépendance (il y a une composante génétique), troubles de santé mentale (incluant PTSD), race blanche, avoir déjà été en prison...

Pour ce qui est de fonctionner normalement, sa dépendance ne devrait pas nécessairement l'empêcher d'accomplir les activités que tu décris, mais si tu veux vraiment qu'il soit officiellement "dépendant", sa consommation devrait quand même interférer de manière significative avec sa vie.
DSM V a écrit :Trouble d'usage de substance ("dépendance"): Mode d’utilisation inadapté d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou une souffrance, clinquement significative, caractérisé par la présence d’au moins deux des manifestations suivantes au cours d’une période continue de 12 mois.
1. Quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévue
2. Désir persistant ou efforts infructueux pour diminuer ou contrôler l’utilisation
3. Beaucoup de temps passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance, utiliser le produit ou récupérer de ses effets
4. Craving, ou désir intense de consommer la substance
5. Utilisation répétée d’une substance conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures au travail, à l’école ou à la maison
Donc c'est quelque chose à considérer selon ce que tu veux faire pour le reste du récit.

/Fin de l'interlude pharmaceutique :mrgreen: :arrow:

Ce que j'aimerai, idéalement, c'est que même s'il ne ressent pas de douleur physique, il continue de prendre des antidouleurs quand il ressent du stress qui provoque une "douleur" fantôme (comme lorsque l'on perd un membre). Il va utiliser les médicaments pour se calmer, se forcer à se concentrer sur son travail. Des anxiolytiques pourraient aussi faire l'affaire, mais les seuls que je connaîs sont les clonazepam et c'est trop incapacitant. Il ne fume pas, mais il a déjà fumer et va recommencer aussitôt sorti de l'hôpital.... ah oui, il est immortel aussi (mais ça le médecin ne le sait pas)
Écrivez le livre que vous aimeriez lire, mais qui n'existe pas.

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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par shalnya » lun. févr. 19, 2018 11:40 pm

Hikari a écrit :
lun. févr. 19, 2018 10:25 pm
Ce que j'aimerai, idéalement, c'est que même s'il ne ressent pas de douleur physique, il continue de prendre des antidouleurs quand il ressent du stress qui provoque une "douleur" fantôme (comme lorsque l'on perd un membre). Il va utiliser les médicaments pour se calmer, se forcer à se concentrer sur son travail. Des anxiolytiques pourraient aussi faire l'affaire, mais les seuls que je connaîs sont les clonazepam et c'est trop incapacitant. Il ne fume pas, mais il a déjà fumer et va recommencer aussitôt sorti de l'hôpital.... ah oui, il est immortel aussi (mais ça le médecin ne le sait pas)
Hum, je ne suis pas certaine que des antidouleurs pourraient vraiment l'aider à se concentrer, au contraire. Si on parle d'antidouleurs à potentiel addictif, c'est principalement les opiacées, et leur effet est plutôt une euphorie relaxante, donc pas nécessairement un état propice au travail. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit, je ne peux pas confirmer avec certitude ;)

Pour ce qui est des anxiolytiques, ce serait surprenant que quelqu'un en prescrive à ton personnage, considérant que ces médicaments n'ont pas été prouvés efficaces en PTSD et ont un gros potentiel addictif. Mais bon, si ton médecin est un peu chelou, ou si ton personnage a des traits de troubles anxieux, ça peut s'arranger... Par contre, il s'agirait de clonazépam et cie et, comme tu l'as dit, c'est plutôt incapacitant et n'augmentera pas sa concentration, au contraire. Leur effet est plutôt dépresseur/relaxant, un peu comme l'alcool.

Dans les deux cas, une fois le personnage accro, il va "craver" sa prochaine dose et aura des symptômes de sevrage s'il tarde trop à la prendre, donc on pourrait dire que prendre le médicament va "l'aider à se concentrer", non pas à cause de son effet direct, mais parce que le prendre calme les symptômes physiques de sevrage qui, eux, sont un obstacle à la concentration. Pour atteindre un stade où ton personnage a des symptômes de sevrage physiques, par contre, il devrait en consommer régulièrement et pas juste quand il ressent des douleurs fantômes une fois de temps en temps.

J'espère que mes explications sont assez claires :perplexe: N'hésite pas si tu as des questions !
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Dirga » mar. févr. 20, 2018 12:19 am

Pour faire plus souffrir ton personnage tu pourrais lui coller une petite algodystrophie suite à sa blessure :psycho:
Mais si c'est juste pour qu'il prenne des cachetons, il pourrait avoir des insomnies :hihihi: il y a pas mal d'accros aux somnifères et/ou anxiolytiques.
Tu peux aussi remplacer sa fracture par une grosse luxation de l'épaule... qui menace de récidiver et le fait même un peu des fois :mouahaha: ça lui taperait sur les nerfs et il redouterait d'être inefficace ou de souffrir ^^
C'est très méchant tout ça, mais les personnages sont là pour encaisser, alors... :sifflote:
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Hikari » mar. févr. 20, 2018 12:43 am

Dirga a écrit :
mar. févr. 20, 2018 12:19 am
Pour faire plus souffrir ton personnage tu pourrais lui coller une petite algodystrophie suite à sa blessure :psycho:
Mais si c'est juste pour qu'il prenne des cachetons, il pourrait avoir des insomnies :hihihi: il y a pas mal d'accros aux somnifères et/ou anxiolytiques.
Tu peux aussi remplacer sa fracture par une grosse luxation de l'épaule... qui menace de récidiver et le fait même un peu des fois :mouahaha: ça lui taperait sur les nerfs et il redouterait d'être inefficace ou de souffrir ^^
C'est très méchant tout ça, mais les personnages sont là pour encaisser, alors... :sifflote:
Ce n'est pas tant la douleur physique qui m'intéresse, plutôt la douleur psychologique (il a quand même passer quelques jours enfermé avec le cadavre de l'adolescente a qui il avait promis de la ramener chez elle). Je comprends que je ne peux pas le rendre physiquement accro aux anti-douleurs ni aux anxiolytiques parce que ce n'est pas compatible avec son travail, mais je pourrais lui donner quelque chose pour le forcer à dormir le soir? Ou prendre des anti-douleurs léger, juste pour le calmer quand il ressent cette douleur fantôme à son épaule?
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par shalnya » mar. févr. 20, 2018 12:55 am

Il pourrait être psychologiquement accro aux anxiolytiques (clonazépam et cie) sans nécessairement les prendre en continu, ça c'est très possible. Dans ce cas, leur effet sur son fonctionnement ne serait pas aussi important. Beaucoup de gens prennent des benzodiazépines et continuent à travailler etc, on est loin de l'héroïnomane inconscient dans sa ruelle. Ces médicaments peuvent aussi être prescrits pour dormir le soir. Je l'imaginerais plus les prendre quand il sent une crise de PTSD venir que pour calmer une douleur fantôme: à moins que la douleur lui cause de l'anxiété, ils ne le soulageront pas. (Des antidouleurs non plus, d'ailleurs.)
S'il fait de l'insomnie (par exemple, suite à son traumatisme), il aurait des chances de s'en faire prescrire, et paf, l'engrenage de la dépendance s'enclenche :psychocoah:
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Hikari » mar. févr. 20, 2018 1:45 am

shalnya a écrit :
mar. févr. 20, 2018 12:55 am
Il pourrait être psychologiquement accro aux anxiolytiques (clonazépam et cie) sans nécessairement les prendre en continu, ça c'est très possible. Dans ce cas, leur effet sur son fonctionnement ne serait pas aussi important. Beaucoup de gens prennent des benzodiazépines et continuent à travailler etc, on est loin de l'héroïnomane inconscient dans sa ruelle. Ces médicaments peuvent aussi être prescrits pour dormir le soir. Je l'imaginerais plus les prendre quand il sent une crise de PTSD venir que pour calmer une douleur fantôme: à moins que la douleur lui cause de l'anxiété, ils ne le soulageront pas. (Des antidouleurs non plus, d'ailleurs.)
S'il fait de l'insomnie (par exemple, suite à son traumatisme), il aurait des chances de s'en faire prescrire, et paf, l'engrenage de la dépendance s'enclenche :psychocoah:
Merci! Il fait de l'insomnie en temps normal: il ne ressent pas la fatigue, il est "immortel" (mort en fait, et transféré dans une autre dimension). Donc, si je comprends bien, je pourrais lui prescrire des opioïdes pour une semaine ou deux, parce que le médecin ne sait pas que mon protagoniste va se faire soigner par la magie, ainsi que des anxiolytiques benzodiazépines pour calmer ses crises de PTSD ou l'aider à dormir?
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par shalnya » mar. févr. 20, 2018 2:30 am

Exactement! Du point de vue du médecin, la raison la plus logique de prescrire une benzodiazépine serait si ton personnage se plaint d'insomnie importante (exacerbée par exemple par la douleur post-op, et le médecin ignore que ton perso souffre de PTSD). Ensuite, ton perso pourrait se mettre à utiliser sa benzo à d'autres moments parce qu'il se rend compte que ça calme ses crises de PTSD.

Je ne connais pas le contexte de ton univers, mais si on se situe dans notre monde, ces médicaments sont assez contrôlés, donc si ton perso en veut beaucoup plus souvent que ce qui lui a été prescrit, soit il devra retourner voir un autre médecin dans l'espoir de s'en faire prescrire plus, soit il devra se tourner vers le marché noir. S'il a une prescription à long terme de benzo pour son insomnie (mauvaise pratique, mais ça se fait) et qu'il l'utilise le jour plutôt que le soir et pas tous les jours (ce que tu semblais décrire avec la douleur fantôme ponctuelle), il ne devrait pas avoir de problème à en obtenir légalement à sa pharmacie. S'il consomme 2 ou 3 comprimés par jour alors qu'il s'en est fait prescrire 1 par jour, là il aura des problèmes.
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Hikari » mar. févr. 20, 2018 5:05 pm

shalnya a écrit :
mar. févr. 20, 2018 2:30 am
Exactement! Du point de vue du médecin, la raison la plus logique de prescrire une benzodiazépine serait si ton personnage se plaint d'insomnie importante (exacerbée par exemple par la douleur post-op, et le médecin ignore que ton perso souffre de PTSD). Ensuite, ton perso pourrait se mettre à utiliser sa benzo à d'autres moments parce qu'il se rend compte que ça calme ses crises de PTSD.

Je ne connais pas le contexte de ton univers, mais si on se situe dans notre monde, ces médicaments sont assez contrôlés, donc si ton perso en veut beaucoup plus souvent que ce qui lui a été prescrit, soit il devra retourner voir un autre médecin dans l'espoir de s'en faire prescrire plus, soit il devra se tourner vers le marché noir. S'il a une prescription à long terme de benzo pour son insomnie (mauvaise pratique, mais ça se fait) et qu'il l'utilise le jour plutôt que le soir et pas tous les jours (ce que tu semblais décrire avec la douleur fantôme ponctuelle), il ne devrait pas avoir de problème à en obtenir légalement à sa pharmacie. S'il consomme 2 ou 3 comprimés par jour alors qu'il s'en est fait prescrire 1 par jour, là il aura des problèmes.
D'accord c'est parfait! Dans le monde où mon perso "vit", les médicaments ne sont pas contrôlés. Tout est en vente libre. Il n'y a pas assez de médecins pour tout le monde et en même temps, le gouvernement s'en fout un peu, tant qu'ils font de l'argent (c'est un monde assez chaotique).
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par Luxia » mar. févr. 20, 2018 9:23 pm

Je reste en addicto, histoire de pas briser la logique ! :mouahaha:
J'ai un perso ex-héroinomane, clean mais sous traitement de substitution depuis quelques années. En cas de craving (ici dû à une agression / choc psychologique), est-ce que augmenter la dose de traitement de substitution peut aider ou est-ce que ça fera rien ?
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Re: Informations médicales pour torture de personnages

Message par shalnya » mer. févr. 21, 2018 3:09 am

Luxia a écrit :
mar. févr. 20, 2018 9:23 pm
Je reste en addicto, histoire de pas briser la logique ! :mouahaha:
J'ai un perso ex-héroinomane, clean mais sous traitement de substitution depuis quelques années. En cas de craving (ici dû à une agression / choc psychologique), est-ce que augmenter la dose de traitement de substitution peut aider ou est-ce que ça fera rien ?
Ça dépend de quel traitement de substitution il s'agit. Si c'est de la méthadone ou de la morphine longue action, oui, s'il prend une dose assez élevée ou s'il mélange avec d'autres substances (ex. alcool, anxiolytiques), il pourra obtenir un high. Ça risque d'être assez différent d'un high d'héroïne car plus long et moins haut, vu que l'héroïne agit très intensément très vite alors que les traitements de substitution sont pensés pour agir plus longtemps de manière à ne pas vraiment avoir de pic. C'est ce qui fait qu'ils sont de bons traitements de substitution: pas d'euphorie et pas de manque. Un schéma pour illustrer:
Spoiler: montrer
Image

À noter que s'il prend une dose trop élevée de méthadone/morphine, il est à risque de faire une dépression respiratoire (arrêter de respirer).

Si son traitement de substitution est de la suboxone (buprénorphine + naloxone), aucun high possible. (La naloxone l'empêche.)
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