[A] Le Kishôtenketsu, une narration "sans conflit"

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[A] Le Kishôtenketsu, une narration "sans conflit"

Message par Celia » mar. avr. 30, 2013 8:23 pm

On trouve de ces trucs en fouillant sur le net...
Donc voilà, il y a trois jours, je suis tombée sur un article sur la narration Kishôtenketsu, une narration "sans conflit" Je suis en train de traduire deux articles explicatifs qui sont, il me semble, très intéressants.
Le Kishôtenketsu reflète la structure et le développement des narrations chinoises et japonaises. Le modèle Kishôtenketsu ressemble à l’Art Dramatique (en trois ou cinq actes), mais il se contente de quatre étapes de base : Introduction, Développement, Twist, et conclusion. Les histoires utilisant la structure du Kishôtenketsu rapportent des évènements en apparence déconnectés les uns des autres mais qui se relient entre eux à la conclusion de l’histoire.
La caractéristique du Kishôtenkestu est l’élément de surprise introduit par le twist. Celui-ci semble séparé de l’introduction et du développement de l’histoire jusqu’à la fin, à partir duquel le public commence à établir des connections avec le point crucial de l’histoire, ce qui oblige souvent à revoir entièrement les interprétations précédentes des évènements. Cette narration pose souvent des fins ouvertes, avec des résolutions partielles. De bons exemples de cette structure sont les films Rashomon (1950) et Inception (2010).

Étapes

Les quatre étapes de base d’une structure narrative Kishôtenketsu sont :

1. Introduction (Ki)

Description des personnages et/ou lieux. Il s’agit de créer la base de l’histoire.
2. Développement (Sho)
Description des évènements qui vont amener au twist. Il n’y a pas de changement majeur.
3. Twist (Ten)
Un nouvel évènement non prévu et non annoncé éclaire sous une nouvelle lumière les évènements précédents et oblige le lecteur ou le spectateur à revoir toutes les conclusions qu’il avait pu établir précédemment. Il s’agit du climax d’une narration Kishôtenketsu.
4. Conclusion (Ketsu)
La narration Kishôtenketsu finit souvent sans résolution ; des questions restent. L’histoire se conclut en réunissant plusieurs idées disparates que l’on pourrait considérer comme des réponses possibles.
Alors sans exemple concret, ça va être sans doute difficile à expliquer, mais je traduis le second article (qui est plus descriptif) et je reviens :rale:

Source : http://narrativestructures.wisc.edu/kishotenketsu

Note : et si vous avez des articles en français, ce serait super chouette.
Dernière modification par Celia le mar. avr. 30, 2013 8:24 pm, modifié 2 fois.
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Celia » mar. avr. 30, 2013 8:23 pm

La signification de l’intrigue sans conflit

En Occident, l’intrigue se pense habituellement autour de la notion de conflit : une confrontation entre deux éléments ou plus, dans laquelle l’un d’entre eux finit par dominer l’autre. La construction standard en trois ou cinq actes (qui influence de façon unilatérale les médias occidentaux) ont ce conflit dans leurs fondations premières. Un « problème » apparaît vers la fin du premier acte ; et, dans le second, ce problème génère un conflit qui devient le centre de l’intrigue. Le conflit est utilisé pour immerger le lecteur par de nombreux auteurs post-modernes, dont les travaux pourtant défient la structure traditionnelle.
La nécessité du conflit est enseignée comme un dogme par les essais des écrivains contemporains et les « guides » pour écrire. Une intrigue sans conflit est considérée comme nulle ; certains pensent même qu’elle est impossible. Cela a influencé non seulement la fiction, mais l’écriture en général (voire même la philosophie) Pourtant, y-a-t-il une vérité dans cette croyance ? Est-ce qu’une intrigue doit dépendre d’un conflit ? Non. De telles allégations sont les produits d’un culturo-centrisme occidental. Pendant de nombreux siècles, les écrivains chinois et japonais ont utilisé des structures narratives qui ne possèdent pas de conflit construit, pour parler ainsi. Plutôt, elles sont portées par l’exposition (l’introduction) et le contraste qui en génère l’intérêt. Cette structure est connue comme étant le Kishôtenketsu.

Le Kishôtenketsu contient quatre actes : introduction, développement, twist et réconciliation. La base de l’histoire – personnages, milieu, etc – est établie dans le premier acte et se développe dans le second. Il n’y a pas de changement majeur jusqu’au troisième acte, où un élément nouveau et souvent surprenant est introduit. Le troisième acte est le noyau de l’intrigue. Le quatrième acte amène une conclusion de ce contraste entre les le deux premiers actes et le troisième qui en est déconnecté, en les « réconciliant » dans un ensemble cohérent. La forme de Kishôtenketsu la mieux connue en Occident est dans doute le yokoma, des strip en quatre cases.

http://oi48.tinypic.com/33thvyv.jpg

Chaque case représente un des quatre actes. L’intrigue – il s’agit bien d’une intrigue – ne contient aucun conflit. Le protagoniste ne rencontre aucun problème. Malgré cela, le twist de la troisième case inclut un dynamisme – peut-être un chaos – qui permet à la BD de ne pas avoir à décrire toute une série d’évènements. La quatrième case réintroduit de l’ordre en nous montrant comment les deux premières cases sont reliées à la troisième, ce qui permet d’avoir une fin satisfaisante sans avoir besoin d’une victoire quasi martiale. On pourrait dire que la dernière case unifie les trois premières.
La structure occidentale, d’un autre côté, est une mise en scène – incluant un personnage, un thème, un milieu – dans laquelle un des éléments prévaut sur un autre.

http://oi48.tinypic.com/o0cbwh.jpg

La première case donne au lecteur une “position par défaut” à laquelle on compare les évènements futurs ; et la seconde case décrit un conflit générant un problème avec le distributeur. La troisième case représente le climax de l’histoire : le second essai de l’héroïne lui permet de vaincre la machine. L’histoire se conclut en décrivant l’après, où nous découvrons que quelque chose du premier acte a changé grâce à cette résolution du climax. Dans notre cas, notre héroïne sans boisson devient une héroïne avec une boisson.

Ce que ces exemples montrent c’est que la structure en trois actes, contrairement au Kishôtenketsu, est fondamentalement faite de conflits.

Le Kishôtenketsu ne contient pas de telles violences. Les évènements des premier, second et troisième actes n’ont pas besoin de se blesser entre eux. Ils peuvent se tenir séparément. Même si le quatrième acte unifie le travail, il n’a pas besoin de se baser sur un troisième acte violent. Plutôt, il dessine de façon libre un conclusion par leur juxtaposition.
Sur la fin l'auteure de l'article est parti sur des considérations philophiques que je ne me sens pas du tout le courage de traduire.

Source : http://stilleatingoranges.tumblr.com/po ... t-conflict
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Celia » mar. avr. 30, 2013 9:02 pm

Et voilà.
Ouf.
J'ai trouvé ce concept intéressant parce que différent. J'ai encore un peu de mal à le définir (et je pense revoir quelques films japonais pour y arriver) mais je pense que j'en saisis l'idée générale. Et ça m'explique pourquoi j'ai eu un mal de chien à comprendre ce qui m'arrivait la première fois que j'ai vu, donc, un film japonais (c'était Violent Cop, de Kitano) : la structure narrative ne ressemble pas du tout à ce dont on a l'habitude chez nous.
(Mais là j'avoue j'ai besoin de sommeil ; je risque de m'embrouiller encore plus)
Vous avez d'autres liens là :
http://magickless.blogspot.fr/2012/12/k ... ketsu.html
Je tenterai de traduire ça dans la semaine (va mourir dans son lit)
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Iluinar » mar. avr. 30, 2013 9:21 pm

Intéressant comme concept. Moi, j'aime tout ce qui sort des schémas un peu trop prédéfinis. Bon, à mettre en œuvre, pour l'instant, je ne vois pas trop...

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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Celia » mar. avr. 30, 2013 9:22 pm

Déjà va falloir comprendre, et réussir à l'appliquer sur un film/livre.
(Je n'ai commencé à comprendre Truby que quand on me l'a expliqué "sur pièce") Mais là je n'ai pas d'exemple précis sous la main.
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Maden » mar. avr. 30, 2013 10:39 pm

Ce post est intéressant, mais je me demande si on pourrait appliquer ce schéma aux textes longs. Pour l'instant, ca me fait penser au format de la nouvelle avec le "twist" qui serait l'équivalent de la chute ? Je peux me tromper, et il est vrai que sans exemple concret c'est pas facile de se faire une idée. C'est surtout l'impression que le schéma décrit dans les articles met l'accent sur la fin du texte qui me fait penser aux nouvelles ou autres textes courts.

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Re: Le Kishôtenketsu

Message par blackwatch » mer. mai 01, 2013 7:52 am

Je déplace ce fil dans plume dans la palme, il me semble avoir plus sa place là-bas ;)

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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Celia » mer. mai 01, 2013 7:56 am

Je... Je l'avais mis où ? (j'étais crevée à quel point hier soir ? fait aussi partie de la question ^^)
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par blackwatch » mer. mai 01, 2013 7:58 am

Dans la Mare subite ;) (pour la fatigue, ça, je ne sais pas, mais c'est pas grave ;) )

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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Colcoriane » mer. mai 01, 2013 1:25 pm

c'est interessant, ça, mais je crois que moi aussi j'aimerais en voir une application concrète pour mieux saisir... :perplexe:
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Kam'Ui » ven. mai 03, 2013 3:27 pm

Très intéressant, ça me donne envie d'approfondir le sujet.
Merci pour la traduction !
ça fait gamberger pour voir à quoi est-ce que ce schéma peut s'appliquer dans les oeuvres qu'on connaît (à part les deux citées dans le premier article, dont Inception)

Sans forcément parler de structure (il faut que j'y réfléchisse), la notion de conflit est àmha essentielle dans les oeuvres de Haruki Murakami. Il y a un conflit, mais il est tellement dilué que l'ensemble me semble toujours être une oeuvre essentiellement contemplative. Enfin, je le perçois comme ça en tout cas. (mais je ne sais pas si c'est le propre d'une littérature chinoise ou japonaise : j'ai ressenti un peu la même chose en lisant Le Soleil se lève aussi de Hemingway)
(je ne dis pas qu'il n'y a pas de conflits, juste qu'ils ne sont pas autant mis en avant)
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Taloanne » mer. mai 08, 2013 7:45 am

Si j'ai bien compris, le but de ce type de narration est de centrer l'intérêt du lecteur sur quelque chose qui ne soit pas conflictuel. Ce serait l'opposé des histoires où le héros a des super-pouvoirs...
Je trouve le concept intéressant mais je me demande si ce genre de narration plutôt chino-japonnaise pourrait plaire à des lecteurs habitués à une narration "de conflits" (car dans la majorité de ce que j'ai pu lire, c'est la résolution de ces conflits qui fait toute l'intrigue, mais il est vrai que je n'ai pas tout lu non plus).
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par GabrielleTrompeLaMort » jeu. mai 09, 2013 10:51 am

Le film Rashômon (et la nouvelle qui l'a inspiré) est effectivement un bon exemple de cette méthode, que je ne connaissais pas du tout personnellement... du moins que je ne savais pas qu'elle avait un nom défini et une application systématique au Japon.
Merci pour le lien et la traduction Celia ! :love:
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Celia » jeu. mai 09, 2013 11:05 am

Je viens de trouver deux autres films qui s'approchent bien de cette narration.
- "Printemps, été, automne, hiver et printemps", film coréen : il y a un conflit dans le film (un jeune délinquant a fait une bêtise et cherche à échapper à la mafia, il me semble, il faudrait que je le revois) mais ce conflit n'est pas au centre du film, et le film ne s'achève pas par la résolution du conflit. Il n'y a pas de résolution de ce conflit-là. Par contre le film s'interroge sur le pardon, sur la culpabilité, sur le passage du temps aussi et sur les cycles. Cela n'en fait pas un film ennuyeux (croyez-moi, je l'ai vu un deuxième séance, à 22h, un soir de semaine, et je n'ai jamais eu aussi peu envie de dormir au cinéma) et cela reste, quelque part, un film de genre. Tout en étant bien plus que cela.
- "Nobody Knows", film japonais : il y a une situation de départ (une femme abandonne ses quatre enfants dans un appartement pour refaire sa vie) Dans un film occidental, on aurait deux solutions : on retrouve la mère et elle est jugée / se fait pardonner ; des adultes entrent dans le monde de ces enfants abandonnés et cherche à remettre de la normalité dans leur situation. On passe d'une situation anormale (des enfants seuls) à une situation normale (qui passe par l'application de la justice) Or dans ce film, rien de tel ne se passe. On suit l'évolution de ces enfants sans qu'aucun adulte n'intervienne jamais, parce que la vie est aussi dégueulasse que ça. Là aussi, il y a une trame (le petit héros du film évolue, il passe d'un être obligé d'être adulte, à un enfant qui en a ras le bol, avant de devenir autre chose) et il y a un drame (je ne spoile pas), mais il n'y a pas de conflit et, surtout, les personnages n'agissent pas sur leur malheur : ils font avec. D'ailleurs, le réalisateur a fait d'autres films assez merveilleux qui obéissent à ce genre de "non-conflit" (notamment un qui se passe dans une espèce de royaume des morts et qui est juste un bijou, je vais retrouver le titre)

Après, est-ce que c'est applicable sur un roman de type occidental : je ne sais pas.
C'est applicable par contre en nouvelles et en novellas (je me demande d'ailleurs si la première et la troisième novellas/nouvelle de Sanshodô de Milleman ne correspondent pas à ce schéma... (c'est du space opera)
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Re: Le Kishôtenketsu

Message par Insoupçonné » jeu. mai 09, 2013 7:28 pm

En fait, je comprends pas pourquoi on l'oppose au conflit. Je trouve qu'il permet largement d'introduire un conflit ou non. C'est pas soit l'un soit l'autre.

Au contraire, je trouve qu'il est mieux de les combiner. Par exemple, on prend les 4 cases de la seconde BD et on ajoute les 2 dernières de la première. Y'a un conflit et un kishôtenketsu, et ça rend bien mieux que chacune des deux BDs isolées je trouve.

Walawala

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