le dilemme des dialogues

[visible par les non-inscrits] C'est ici qu'on discute des règles de la langue française et qu'on apprend ou réapprend.
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Le scribe
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Le scribe »

Les plus expérimentés t'ont déjà donné tout un tas de très bons conseils, mais voici ce que je peux ajouter :

- Les incises ne doivent pas être une corvée. Ce sont aussi des phrases de ton histoire, ou des morceaux de phrases. Elles se travaillent comme le reste du texte... et même plus ! Si elles te paraissent une corvée, exerce-toi et ajoute des cordes à ton arc (ou des couleurs à ton stylo multicouleurs) jusqu'à ce qu'elles cessent d'en être une. A toi d'enrichir ton vocabulaire en matière de verbes pouvant s'utiliser pour les incises, mais aussi de te montrer varié et inventif dans tes façons de relier narration et dialogue. Comme cela t'a été conseillé plus haut, la lecture ou relecture attentive de (bons) livres peut t'apprendre beaucoup de choses sur les "trucs" des écrivains et des écrivaines.

- La solution radicale : si tu ne veux pas avoir à utiliser trop d'incises, écris des dialogues courts, très courts, et privilégie la narration ! Là encore, relis de (bons) livres, et tu verras que les conversations entre personnages sont loin d'être aussi longues que ce qu'on s'imagine parfois.
C'est assez parlant dans les grands classiques de la littérature, d'ailleurs. Certes, beaucoup de choses ont changé au fil des siècles, y compris les goûts, mais la question principale demeure : écrire une bonne histoire, ce n'est pas raconter l'intrigue complète dans tous ses détails ce qui nous vient en tête, c'est choisir ce qu'on va dire et ce qui restera non dit ou sous forme d'allusions, afin d'obtenir un texte plus ramassé, qui ne raconte que les moments-pivots, et qui sera donc plus poignant, tout en prenant moins de temps aux gens qui le liront. C'est particulièrement vrai pour une nouvelle, où chaque mot (voire chaque signe) compte, mais ça vaut aussi pour un roman. Plutôt que 500 pages délayées avec des dialogues infinis, mieux vaut 200 pages fortes, avec de la narration, des ellipses là où il faut, et où on ne garde que peu de dialogues, mais dont la moindre réplique pèse fortement sur le cours de l'intrigue. Bref : attention à ne pas laisser bavarder les personnages (même si on les aime bien) ! (Et couper, c'est dur. Oui.)
(Naturellement, tout ça dépend furieusement du type d'histoire que tu veux raconter.)
Mon avatar est une illustration de Julien Delval pour "Les Cahiers gris II" (supplément pour le jeu de rôle "Agone").

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Ignis
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Ignis »

Hello !

Concernant les dialogues, leurs intérêts et leurs rédactions, je conseille la chaîne Youtube de Samantha Bailly qui donne des conseils précieux. Et pas uniquement pour les dialogues!
Ses vidéos sont vraiment à déguster sans modération ! :pompom:

Je vous mets le lien concernant la question des dialogues : https://www.youtube.com/watch?v=JScxDq1GnNA

Avec tout plein de chocolat :chocolat:

:mage:
Ignis

« Quoi qu'elle fasse, dit-il, toute personne sur terre joue toujours le rôle principal de l'Histoire du monde. Et normalement elle n'en sait rien. »

Paulo Coelho, L’Alchimiste.

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Re: le dilemme des dialogues

Message par Oxymore »

bongo a écrit :
dim. juil. 12, 2020 1:20 pm
Merci à toutes et à tous!
Effectivement j'ai une nouvelle écrite il y a 4 ans ... et "blackboulée" 4 fois! Sauf que je n'arrive pas (du tout!) à voir le problème :roll:
Bien sûr la béta-lecture me serai très utile ... mais il me semble qu'il y a un "mais":
Pour être béta-lu il faut avoir été béta-lecteur... Perso je ne me vois pas trop donner des avis sur les techniques de rédaction (puisque c'est par là que je pêche). Le seul truc pour lequel je me vois des compétences c'est de discuter du scénario... et encore en mode "brainstorming" (où on en rajoute dans les idées)... et j'ai pas l'impression que c'est une pratique de la béta-lecture... maintenant si je me trompe... tant mieux!

à bientôt et encore Merci!
Je plussoie tout ce qui t'a été dit que les bl et j'insiste sur la même chose que SebL: ce qui est important c'est ton ressenti. C'est une excellente façon de bl un texte (et peu à peu tu parviendras à ajouter d'autres éléments.)
Mais il faudrait d'abord que tu accèdes à la partie de la mare qui concerne les nouvelles. Pour cela, il te faut demander l'accès à un permanent (pseudonyme orange). :yata:
De l'autre côté du Torii des merles (F A & S #5)
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Lùani
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Lùani »

Je rajoute mes deux centimes sur le sujet :

Le "dit Truc" est souvent assez neutre pour que le lecteur passe dessus sans que ça le perturbe.
Le piège dans lequel je tombe souvent, c'est d'utiliser des verbes plus variés pour éviter les répétitions de "dire", et du coup de plomber mes incises avec des lourdeurs.

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Vanilumi
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Vanilumi »

J'avais lu un conseil sur un blog d'auteur qui disait qu'il fallait utiliser le moins d'incises possibles et préférer la formulation inverse :
Truc dit :
- Blabla
De mon point de vue, on peut faire les deux (c'est surtout préférable d'avoir des incises quand on a plus de deux interlocuteurs au sein d'un dialogue pour savoir qui dit quoi surtout), mais avec parcimonie. Pour moi, la lourdeur vient du fait de mettre systématiquement des incises à chaque dialogue comme là, par exemple :
- Mais c'est fou ça ! dit Truc.
- Tu as parfaitement raison ! renchérit Bidule.
- Et on va en remettre une autre bonne couche, ajouta Truc.
- Oh oui ! Oh oui ! répondit Bidule.
Voilà, là c'est lourd parpaing :hihihi: Varier les verbes, c'est une bonne chose par contre (je ne suis pas une adepte du verbe "dire", je le trouve souvent trop plat en fait). Ou alors, j'ai juste pas la "bonne" formulation de dialogue qui me permette de l'utiliser ? I don't know.
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Nana
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Nana »

A propos du verbe "dire", il me semble que ce sont surtout les anglo-saxons (et du coup les textes traduits de l'anglais) qui recommandent de l'utiliser. En effet en anglais c'est parfois le seul verbe de dialogue utilisé dans les incises et visiblement ça passe très bien. A l'inverse les anglo-saxons vont trouver très vite artificiel le faut d'utiliser des verbes plus "forts", ce pourquoi ils le déconseillent.
En revanche en français, comme on est obsédé par les répétitions et qu'on nous a inculqués dès les primaire de ne pas utiliser "dire", le verbe passe moins bien surtout si on le répète. On va plutôt encourager à trouver un verbe plus précis (ça rejoint notre autre obsession pour les verbes forts :lol: ).

En tout cas c'est ce qu'il me semble.

Après des fois sur les longs dialogues on se répète forcément, et mieux vaut ça que de varier les verbes artificiellement parce que c'est encore plus lourd (je le faisais à une époque et franchement y a des moments où j'étais à court de verbes, c'était super artificiel et ça n'allait pas à la lecture). Quand les persos ne sont que 2 on peut facilement supprimer les incises, surtout quand on coupe avec un peu de dialogue. Par contre quand ils sont plus de deux, c'est plus difficile à supprimer. Comme Lùani j'essaye de varier autour de verbes assez neutres (dire, répondre, demander...). Mais j'évite de mettre des verbes juste pour varier.
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Vanilumi
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Vanilumi »

J'avoue que lors d'une traduction de texte anglais avec dialogues, ça m'avait marquée ce verbe "dire" à toutes les sauces. J'étais en train de me demander s'ils en connaissaient d'autres parce qu'en français, c'est très neutre et peu marqué :lol: Maintenant, je comprends mieux. Je crois qu'ils utilisent aussi souvent "répondre" ("reply") aussi.
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Re: le dilemme des dialogues

Message par sherkkhann »

Vanilumi a écrit :
mer. sept. 30, 2020 10:43 am
J'avais lu un conseil sur un blog d'auteur qui disait qu'il fallait utiliser le moins d'incises possibles et préférer la formulation inverse :
Truc dit :
- Blabla
Je me méfie de ce genre de conseils (je ne les écoute pas) : je trouve les incises moins lourdes/artificiels que l'exemple que tu as donné. En fait, une incise bien faite doit apporter quelque chose : du rythme, une intonation. Pour moi, c'est ce qui fait vivre un dialogue. Bref, tout est dans le dosage.
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Lilie
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Lilie »

En grande fan de dialogues, je trouve justement que ce qui en fait le sel, c'est le mélange des techniques pour les dynamiser :love: Disons qu'un dialogue sans incise finira à la longue par me sembler tout aussi gênant dans sa forme qu'un dialogue avec des incises systématiques, parce qu'il y a une sorte de monotonie qui s'installe. En tant que lectrice, la forme du dialogue ne me "surprend" plus, et hop, je finis par m'ennuyer.

Je pense que ça me fait le même effet aussi qu'un paragraphe de narration où toutes les phrases sont écrites sur le même rythme. J'ai très vite l'impression qu'il y a une répétition, un peu comme une mesure de musique répétée encore et encore et encore, jusqu'à ce que j'en puisse plus :mrgreen:

Du coup, je rejoins Sherkkhann sur le côté "dosage". Un dialogue, ça apporte tout plein d'éléments au récit. De la caractérisation des personnages, des infos, parfois du mystère, de l'ironie, bref de l'action. Et personne je crois n'a envie de lire un :
— A
— B
— A
— B
ou un :
— A, dit bidule
— B, grogne budile
— A, rigole bidule
— B, tempête budile
ou même un :
Bidule dit :
— A
Budile répond en grognant :
— B
Bidule éclate de rire :
— A
Budile hurle très fort :
— B
On va plutôt mixer tout ce qu'on sait faire (comme n'importe quel autre type de scène) pour avoir un truc comme ça :
Sans sourciller, Bidule déclare :
— A
Budile comprend peu à peu ce que son compère a voulu dire. Son visage s'assombrit.
— B, grogne-t-il.
L'orage s'installe, pense Bidule. Il n'a pas envie de faire tourner Budile en bourrique plus longtemps. Après tout, ce dernier a eu assez de déconvenue les jours précédents, il mérite qu'on le laisse en paix. Un sourire de plus en plus large étire les lèvres de Bidule. Il entoure d'un bras les épaules de son ami ronchon et, sans crier gare, un rire franc lui échappe.
— A !
Budile le toise d'un air méchant. Son hurlement fait sursauter Bidule et l'envoie presque valdinguer à l'autre bout de la scène.
— BBBBB !
Voilà, pour moi, tout ça, c'est un dialogue. La gestuelle en fait partie. Avec des phrases courtes, des phrases longues, parfois des incises, parfois non :D La ponctuation aussi est importante. Mais surtout, c'est la variation de rythme qui compte, plus que le reste.
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ilham
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Re: le dilemme des dialogues

Message par ilham »

Nana, c'est vrai ce que tu dis. D'ailleurs, c'est un des dadas de stephen king qui ne jure que par le dire, mais il raille ses collègues qui mettent aussi des verbes de parole à toutes les sauces donc les deux se trouvent en littérature anglo saxonne. De la même façon certains auteurs français (je pense à Camus) n'utilisent que très peu de verbes de paroles autre que les classiques "dire, demander, répondre"
C'est plus une question de choix et de style, sur ce point, qu'autre chose, je pense. Que l'on soit anglo saxon ou francophone. J'ai lu des romans anglo saxons truffés de ce que décrit Stephen King. ceci dit, il a une culture générale d ela littérature gigantesque et a lu les classiques français donc... p'tre qu'il parle aussi de ça.
Mon gout personnel se situe entre les deux et ça rejoint un peu ce qui vient d'être dit, c'est une question d'équilibre dans le dialogue. Les verbes de dialogue trop fort, trop nombreux finissent par sonner grotesque. Les verbes plus neutres, trop plats à la longue. L'absence de verbes demande une maitrise du phrasé des personnages qui est délicate (perso, j'y suis pas encore et en même temps j'aime pas les auteurs qui en font trop de ce côté, j'ai tendance à fatiguer vite sur les dialogues trop caractérisés)
L'utilisation de la narration pour habiller les dialogues est primordiale, mais peut casser un rythme de répliques...
donc, on connait les ingrédients, mais c'est à chacun de faire sa vinaigrette ! et certains n'aiment pas celles du voisin ! ;)
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Kashiira
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Re: le dilemme des dialogues

Message par Kashiira »

sherkkhann a écrit :
mer. sept. 30, 2020 2:22 pm
Vanilumi a écrit :
mer. sept. 30, 2020 10:43 am
J'avais lu un conseil sur un blog d'auteur qui disait qu'il fallait utiliser le moins d'incises possibles et préférer la formulation inverse :
Truc dit :
- Blabla
Je me méfie de ce genre de conseils (je ne les écoute pas) : je trouve les incises moins lourdes/artificiels que l'exemple que tu as donné. En fait, une incise bien faite doit apporter quelque chose : du rythme, une intonation. Pour moi, c'est ce qui fait vivre un dialogue. Bref, tout est dans le dosage.
Personnellement, je l'utilise dans mes romans jeunesses (j'écris pour les 9-10 ans mais aussi pour les 6-8 ans où là, c'est plus délicat, je trouve. L'incise coupe parfois dans l'élan de lecture et si de jeunes lecteurs n'auront pas de problèmes avec, il faut penser à ceux pour qui la lecture est une activité plus laborieuse et simplifier sans bêtifier...

Je l'utilise aussi dans des romans où je cible adultes et grands ados à la 1ère personne. Je les écris au présent et autant les "dis-je" passent, autant je trouve les "chuchoté-je, murmuré-je" très peu élégants...

En fait, il faut doser, expérimenter et écouter.
Il y a un rythme dans les dialogues, comme dans les chansons. Pour ça, je peux juste conseiller de regarder des films/séries et d'écouter le rythme des répliques, les intonations et la manière de parler.

Les Gilmore's girls c'est pétillant, vif et frais, les esprits criminels sont plus proches de la réalité et un peu clinique (et Reid est un petit chou à la crème !), Castle, c'est pétillant aussi, ironique, irrévérencieux et on sent la tension sexuelle etc... On apprend beaucoup en écoutant mais aussi en lisant...

Et surtout, il faut se relire à voix haute : est-ce qu'on s'ennuie soit même ? Est ce que ça file ? Est-ce que c'est naturel ou emprunté ?

Il y a des auteurs qui ne sont pas doués pour les dialogues et puis qui nous sortent des pépites !

Denis Labbé (qu'on l'aime ou pas, c'est un auteur prolifique et exigeant) par exemple, j'ai systématiquement refermé ses romans de zombies (noatmment parce que :hiii: :hiii: :hiii: :hiii: ). Dès que ses personnages ouvraient la bouche, je grinçais des dents, les dialogues étaient trop théâtraux et ses jeunes personnages parlaient de manière très ampoulée. C'est limite s'ils ne disaient pas "fichtre !" "diantre !". Pourtant le texte hors dialogue est très bon mais dés qu'ils parlent, ça me sort de l'histoire et ça m'énerve.
Et à côté, il a écrit une série jeunesse (Profitroll) toute mignonne et là, ça coule, c'est mignon, c'est naturel... Comme quoi, hein !
J'ai entamé un nouveau roman... Noooooooooooooooooooon ! Maiiiiiiieuh ! :fatigue:

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