présentation de Yanouch

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Yanouch
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présentation de Yanouch

Message par Yanouch » mar. janv. 16, 2018 2:02 pm

bonjour,

je suis venu ici pour présenter les activités de ma maison d'édition YIL qui est une maison d'édition à compte d'éditeur avec 300 livres à son catalogue, 5 ans d'activités et une présence en librairie.

je sais très bien que je risque le bannissement pour publicité abusive, mais je tente quand même ma chance pour plusieurs raisons:

- la première c'est de rester humain, à mon sens un éditeur doit se présenter aux auteurs même si ce n'est pas ce qui est attendu habituellement, ni exactement ce qui se passe dans le monde d’aujourd’hui.
- la seconde c'est qu'on a autant besoin de vous que vous avez besoin de nous, je parle par moyenne bien sur puisque chacun est "unique" et pourra démentir ou approuver mes dires,
- enfin parce que je suis un éditeur à compte d'éditeur, ce qui signifie que chez YIL l'auteur ne paye pas ses livres, il n'en est d'ailleurs pas le propriétaire. Il est donc très facile d'avoir un livre professionnel et référencé comme tel chez nous et là, ensuite, commence la "vraie aventure" pour ceux ou celles qui veulent être en librairie.
- Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore je recherche toujours plus de projets à éditer afin que l'ensemble des auteurs du catalogue comptent d'avantage dans le monde du livre, pour que chaque projet en tire un bénéfice (de notoriété ou économique) et que l'accès aux libraires restent ouvert au plus grand nombre possible.

Je vous laisse découvrir qui nous sommes ici: www.yil-edition.com
je me suis permis de rajouter un sujet dans la partie discutions du forum, pour lequel je répondrais avec joie à vos questions.

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Macada
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Re: présentation éditeur

Message par Macada » mar. janv. 16, 2018 2:12 pm

Hello Yanouch !

Si, si, les éditeurs sont le bienvenus dans la Mare. ^^

Ton entreprise a l'air intéressante mais je ne comprends pas bien :
Yanouch a écrit :
mar. janv. 16, 2018 2:02 pm
ce qui signifie que chez YIL l'auteur ne paye pas ses livres, il n'en est d'ailleurs pas le propriétaire.
Veux-tu dire que l'auteur n'est pas propriétaire ou bien s'agirait-il de l'éditeur ?
Autrement dit, veux-tu dire que l'auteur ne cède pas ses droits à l'éditeur, et donc que celui-ci est une sorte de prestataire de service (c'est lui qui serait rémunéré sur les ventes et non l'inverse (ce qui permettrait aux auteurs de garder toute leur liberté)) ?
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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » mar. janv. 16, 2018 2:33 pm

c'est simple: habituellement c'est celui qui paye qui est propriétaire, dans la vraie vie comme dans le monde du livre

donc si tu es édité à compte d'éditeur: c'est l'éditeur qui paye: le papier, l'impression, les droits d'auteurs c'est donc lui le propriétaire du livre et c'est à lui que tu cèdes par contrat le droit d'exploitation commerciale (le fait de reproduire, dupliquer et vendre)
ça n'empêche pas que toi l'auteur reste le propriétaire du contenu de l’œuvre (et que l'éditeur n'a pas le droit de la transformer sans ton accord)

un contrat d'édition c'est un mariage... pas toujours à "armes égales" il est vrai... entre un éditeur et un auteur.

je suis là pour "rétablir les forces en présence", apporter à l'auteur un peu de notoriété en permettant à son livre d'être lu. Ce n'est pas par pur altruisme mais par vertu: juste gagner de quoi vivre pour continuer l'aventure.

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Re: présentation éditeur

Message par Macada » mar. janv. 16, 2018 4:04 pm

Merci pour tes explications.

En fait, nous sommes beaucoup dans la Mare à être publiés par des éditeurs (et à fuir tout ce qui est compte d'auteur ou assimilable), et/ou à nous intéresser à l'auto-édition (pas de cession de droit, l'auteur fait lui-même tout le travail de l'éditeur - ou paie des prestataires pour cela - mais empoche tous les bénéfices).

Dans ton cas, je comprends qu'il y a cession des droits d'auteur, mais que, contrairement aux éditeurs classiques, tu ne t'occupes pas de la com' et de la commercialisation/diffusion, autrement dit tu ne fournis pas de lectorat (ce qui est le principal problème pour les auteurs qui ne sont pas, de plus, communicant et commerciaux de métier).
Tu fais aussi de la "production à la demande", ce qui pour un auteur est moins rassurant qu'un éditeur qui s'investit financièrement et conséquemment dans une impression (il a plus à perdre, donc il y a plus de chances qu'il croit effectivement dans le bouquin et s'en occupe mieux).

Ton projet peut cependant intéresser certaines grenouilles :
-- quelle est la durée de la cession de droit ? Ou comment l'auteur peut-il retirer ses billes s'il n'est pas content du résultat et/ou des ventes ?
-- le pourcentage sur les ventes que touche l'auteur et/ou une rémunération sont-ils prévus pour compenser/payer les frais et le travail commercial des auteurs. Si oui, quels sont-ils ?
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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » mar. janv. 16, 2018 5:08 pm

si je peux me permettre: concernant l'auto-édition.
je suis aussi auteur (en BD), j'ai galéré pendant plusieurs années à produire mon album (c'était en 2009), à le faire imprimer à 400 ex en cassant ma tirelire (c'était en 2010), et à le diffuser sur les salons du livre puis chez les libraires (c'était en 2011).
j'en suis arrivé à la conclusion que l'on ne peut pas tout faire tout seul, c'est usant et à la fin on arrête (je n'ai pas touché à un un crayon depuis)
payer des prestataires ça revient à faire du compte d'auteur... vous pouvez payer un diffuseur mais il vous plumera...

donc j'ai monté ma maison d'édition qui est devenue ce qu'elle est.
elle fait la com des œuvres édités via un catalogue pro envoyé à plus de 300 libraires partenaires dont la fnac (contrat SFL), amazon, decitre, cultura, leclerc.... un site internet, le référencement sur Gesref DILICOM, la distribution aller et retour (partout en france en J+1, contrat DPD) avec la facturation des ventes (et la relance des mauvais payeurs qui sont légions dans le monde du livre) et les avoirs libraires (retour des invendus 1 an), les dépots légaux et ISBN, les cotisations AGESSA, la nouvelle comptabilité DGFIP imposé par le gouvernement...
et surtout 10 nouveautés mensuelles (dont 3 professionnelles) qui permettent d'être crédible en librairie.

ce n'est pas rien, je paye une secrétaire + une comptable à plein temps pour ça.... et aucun auteur indépendant sans notoriété n'est capable de le tenir (ou alors il n'écrit plus, ce qui n'est pas une solution au problème)
Et pour les auto-édités ça va ne faire qu'empirer puisque l'état va vous obliger à tenir une comptabilité verrouillée (logiciel et caisse à 2000 EUR et facturation via les sites gouvernementaux autour de 2020)

c'est pourquoi j'offre mes services maintenant aux écrivains et plus seulement aux auteurs graphiques.
YIL édition n'est pas une structure révolutionnaire ou magique, par contre elle est transparente sur ses agissements et paye ses droits d'auteur mensuellement sans faille depuis 5 ans...
Les outils: tous les professionnels les ont aujourd'hui, c'est la vertue qui est plutôt une denrée rare. :)

chez nous c'est 10% de droit sur PPHT pour toutes ventes encaissée avec intermédiaire (diffuseur, libraire....)
et 25% de droit sur PPHT pour toutes ventes encaissées directement sans intermédiaire (ex: l'auteur est investi en diffusion: salon du livre, réseau...)
(je peux même vous dire que vous ne dépasserez pas 30% de marge en auto édition, parceque ce n'est viable que si vous avez déja une notoriété et que vous êtes capable de faire imprimer et vendre au détail au moins 1000 livres.... sinon sans notoriété ça ne vous fera que des "tables de nuit" à offrir ... car je rappelle que les moyennes de ventes sur festival sont de 10 livres par jours de travail pour n'importe quel auteur pas connu)

les moyennes de ventes sont de 100-200 ex chez YIL à l'année, certaines série du catalogue on dépassées les 1000 ex vendus.

durée de cession de droit négociable de l'infini à 5 ans, l'auteur récupère ses droits ensuite et après que le stock existant a été valorisé.
nous avons un stock tampon de 1 à 50 ex réparti entre YIL et l'auteur (pour ses dédicaces en festival) afin que le livre soit tout le temps disponible.
dès que le stock arrive à 10 ex on réimprime en fonction.
l'auteur a la faculté de le racheter à 40% de remise à tout moment (ce n'est pas obligatoire).

et vous savez pourquoi je suis une personne digne de confiance ?
on prend en charge les frais de déplacement des auteurs sur résultat des ventes.
et parce que c'est vous qui gardez les albums en "otages" (ils vous sont confiés et envoyés à nos frais via un contrat de dépôt)

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Re: présentation éditeur

Message par Iluinar » mar. janv. 16, 2018 7:05 pm

:welcome: par ici !

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Re: présentation éditeur

Message par Mariedelabas » mar. janv. 16, 2018 7:08 pm

Bonjour !

Et bienvenue sur la mare ! Pas de problème pour que vous veniez parler ici de votre maison d'édition à compte d'éditeurs, au contraire. :love:

J'ai une question : votre site présente des BD, prévoyez-vous de publier des romans ? (ici, il y a une majorité assez large d'auteurs et autrices de romans.)
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Re: présentation éditeur

Message par Macada » mar. janv. 16, 2018 7:19 pm

Merci de nouveau pour tes explications. :)

Et je vais me permettre de continuer à te charcuter un peu ^^ :

Perso, je n'ai pas les compétences ni le temps nécessaire pour m'auto-éditer, mais d'autres grenouilles en sont capables et on en discute souvent dans la Mare (cf par exemple le fil : "S'auto-publier pour un auteur débutant").

Et non, le compte d'auteur et l'auto-édition ne sont vraiment pas la même chose : la grande différence c'est qui gère les droits d'auteurs, dans le premier cas c'est l"'éditeur", dans le second c'est l'auteur.

Quand on cède ses droits, disons d'exploitation papier, cela signifie pour l'auteur qu'il ne peut même pas faire lui-même une impression papier et l'offrir à ses proches (je parle du texte, pas du livre maquetté dont l'éditeur est propriétaire) , il doit acheter son propre manuscrit à l'éditeur. Il peut encore moins publier ailleurs (sous un autre maquettage, évidemment). (En auto-édition, aucun problème à ce propos).

Les éditeurs à compte d'auteur (ou assimilables) se font leur beurre sur les ventes de l'auteur, les proches de ceux-ci suffisant largement à cela puisqu'ils négligent le travail éditorial (ou en font payer les services par l'auteur).


D'ailleurs à ce propos, j'aimerais savoir aussi qui se charge chez toi de la direction éditoriale, de la correction, de la direction artistique (couverture) et du maquettage ? (tout autant de spécialités dont peu d'auteurs disposent, en sus d'être des auteurs)
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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » mer. janv. 17, 2018 9:29 am

me charcuter ? :) ... j'ai vu des auteurs signer des contrats sans même les lire, j'ai vu des auteurs voler 50 livres en disant qu'ils ne nous coutaient rien à nous, j'ai été insulté par des auteurs qui léchaient les pieds de leurs banquiers écrasés dans leur alcoolisme, et d'autres par leur revenus de rentiers (y'a beaucoup de retraités fortunés qui veulent être auteurs).... j'ai vu des auteurs qui ne comprenaient pas qu'un livre vendu à 200 ex ne nous permettaient pas de leur payer un salaire mensuel, avec filles de joie et cocaïne...

.. j'ai vu aussi les grands éditeurs que les auteurs vénèrent tout en les maudissant en même temps, parler d'eux comme de braves moutons qu'on tond et retond chaque année, j'ai vu les mêmes éditeurs se trainer au pied des stars dans des orangeades sans nom.... j'ai vu des distributeurs qui ne savaient plus la différence entre un livre et un seau en plastique... j'ai vu des libraires qui oubliaient de payer malgré dix relances...

il faut LIRE et COMPRENDRE son contrat avant de signer... du coup compte d'auteur ou auto-édition c'est pareil, rien ne vous protège si vous ne lisez et ne comprenez pas votre CONTRAT (un auto-édité passera un contrat aussi avec un diffuseur, des libraires, des organisateurs de festivals....).

encore une fois il y a des gens bien partout, mais dans ces moments de "décadence", il sont dur à trouver et à convaincre...
alors Y'a plus grand chose à charcuter sur ma carcasse tu sais... :) :) :)
je vais me contenter de répondre aux questions le plus honnêtement possible, pas la peine d'essayer de me coincer... y'a rien à coincer... :)

on fait tout ce qui a de l'image et maintenant on se lance dans le roman.
C'est pas par altruisme, mais par vertu et instinct de survie. On s'est fixé une ligne rouge à ne pas dépasser: payer les droits d'auteurs, respecter le contrat et être transparent sur notre fonctionnement. Donc je viens ici vous proposer mes services pour le livre en général dont l'édition de roman tous genres confondus en particulier.

concernant la correction, relecture des projets que l'on nous propose... nous travaillons au cas par cas.
nous corrigeons les œuvres ce qui nous semble avoir du potentiel de vente au delà du cercle familial (nous avons un catalogue distinct du catalogue général pour ces œuvres là)
nous ne corrigeons pas les œuvres qui n'ont aucune chance à notre avis dans le circuit industriel. Nous éditons ces œuvres quand même parceque l'auteur nous le demande et que c'est rentable pour nous tout en restant vertueux. (nous on trouve que ce n'est pas "sale" que d'éditer un livre à 200 ex vendu hors commerce dans des réseaux privés)

notre ligne éditoriale est simple: éditer tout ce que l'on nous propose (avec un minimum de sérieux dans les propositions quand même) et laisser juge les libraires et le lectorat ensuite.
pourquoi ? Nous sommes dans un monde de surproduction total, nous avons TOUS notre responsabilité là dedans (nos habitudes de consommation, notre individualisme forcené...) et de mon point de vue les règles du monde du livre sont très simple: c'est celui qui a le plus gros volume qui occupe la place.... Donc soit vous faites comme Hachette ou consœurs et vous vous cherchez deux ou trois stars pour faire tourner la machine et vous éditez tous les autres pour occuper le terrain et noyer la concurrence, soit vous faites comme YIL en fédérant tous les "auto-édités" possible (talentueux ou pas) tout en restant vertueux et droit dans ses bottes sur les conditions contractuelles.

et concernant les livres je préfère pour ma part laisser les gens (libraire et lecteurs) choisir sans formatage commercial en amont.
car déjà je n'ai pas les moyens de me payer des "stars" et que je reste un être humain qui pense qu'avec beaucoup de travail on peut quand même subsister comme "découvreur de talent"
ensuite le fait d'éditer en numérique, de faire de l'offset, de parier sur la futur notoriété présumée d’untel ou de faire un travail de fond avec tout le catalogue, c'est une stratégie qui peut plaire ou ne pas plaire, ça je peux l'entendre, mais ce qui est certain c'est que les gens lisent de moins en moins en consommant de plus en plus, et que leur "fournisseur de plaisir" qui est l'industrie: force à la rentabilité donc à l'uniformisation des produits, rajoutons là dessus que l'état fera tout pour sauvegarder l'industrie donc tentera d’annihiler les petites structures en complexifiant toujours plus l'administratif... C'est un cercle vicieux qui fera disparaitre la grande majorité des auteurs et éditeurs, libraires indépendant (allez voir ce qui se passe en Grèce ou en Espagne en ce moment par exemple) si la vertu et la confiance dans un éditeur n'est pas remise au centre du débat.

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Re: présentation éditeur

Message par vestrit » mer. janv. 17, 2018 10:21 am

Je trouve ça curieux, ayant fait le constat de la surproduction, de décider d'en rajouter une pelleté en publiant tout ce qui vous parvient... :perplexe:
Quelle différence, au final, entre votre travail et l'auto-édition ? Je vous avoue que j'ai plus l'impression d'entendre un discours de compte d'auteur qui ne s'assume pas tout à fait. :(
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Re: présentation éditeur

Message par Crazy » mer. janv. 17, 2018 10:31 am

vestrit a écrit :
mer. janv. 17, 2018 10:21 am
Je vous avoue que j'ai plus l'impression d'entendre un discours de compte d'auteur qui ne s'assume pas tout à fait. :(
Ou de prestataire de services, peut-être ?

Moi, ce qui me préoccupe, c'est le fait que ne pas faire de sélection sur ce qui sera publié aura pour conséquence de décrédibiliser l'éditeur : "lui, c'est pas un gage de qualité, il publie tout ce qui passe"...
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Re: présentation éditeur

Message par Umanimo » mer. janv. 17, 2018 10:43 am

J'ai une question sur les corrections effectuées : est-ce que ce sont des corrections uniquement orthographique et sur la correction du français ou bien est-ce qu'elles portent aussi sur le fond de l'histoire ? Pour tenter d'en faire un meilleur livre, en changeant ce qui a besoin d'être amélioré ?
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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » mer. janv. 17, 2018 11:24 am

la surproduction personne ne peut y échapper. Si vous ne choisissez pas la surproduction vous ne pourrez pas être diffusé en librairie de façon efficace, donc on vous repprochera aussi d'être un mauvais éditeur.

Maintenant tous les livres ne peuvent pas être en librairie et la responsabilité du libraire est aussi engagée... De mon constat d’éditeur/diffuseur/distributeur nous ne sommes presque plus dans une logique de personnalité éditoriale forte, ligne éditoriale prestigieuse....: Les grands éditeurs se regroupent et le nom d'un éditeur même prestigieux cache souvent l'identité d'un groupe financier beaucoup plus important, ça devient plus qu'une marque (un parallèle: Kikers faisaient de très bonnes chaussures, la marque existe toujours et sa renommée est encore grande pour cette génération... mais la qualité à sérieusement baissée... surproduction et rentabilité oblige.)
Donc surproduction pour surproduction, il vaut mieux proposer des œuvres fraiches sans formatage commercial et mettre la qualité sur la démarche de fond à mon sens et laisser le libraire puis le lecteur faire son choix plutôt que d'essayer de copier les majors qui raflent tout ce qui se vend....

quand on édite tout le monde: on édite, certes, des livres qui ne seront pas jugés "valables" pour la plupart (je ne jugerais pas ici, par écrit, sur le plan artistique ) mais on édite aussi des petites merveilles tant sur le plan économique qu'artistique (là je peux me permettre un jugement de valeur sans aucun problème)

Un compte d'auteur, vous payez les livres... un compte d'éditeur c'est l'éditeur qui paye les livres.
Alors pourquoi me taxer de compte d'auteur quand je vous dis que nous fonctionnons à compte d'éditeur ?
chez nous vous n'avez rien à payer, et on vous confie quand même les albums, ce qui à mon sens rétabli l'équilibre des forces.

être édité signifie aussi avoir confiance dans son partenaire éditeur
Si cette confiance est impossible alors il ne vous reste plus que l'auto-édition qui n'a pas que des avantages.
un exemple: vous êtes auto-édité et vous allez faire imprimer 1000 ex la première fois chez un imprimeur. L'imprimeur ne vous fera pas crédit, il vous demandera un règlement comptant... et vous devrez lui faire confiance en payant sinon il n'imprimera pas, alors après ça bien sur que vous pourrez vous dire "je suis libre de mes droits d'auteurs et de gérer mon projet", mais n'empêche que vous aurez du payer en plus que d'assumer le risque....
et je vous assure que très très peu d'auteurs sont capable de gérer un projet économique pour garantir ce qu'implique qu'un livre soit disponible et livré dans les temps en librairie. C'est un fait, les mauvais éditeurs en abuse, les mauvais auteurs aussi... Les "gens bien" le comprennent et acceptent la donne en se regroupant comme toujours pour l'espèce humaine.
Dernière modification par Yanouch le mer. janv. 17, 2018 11:54 am, modifié 1 fois.

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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » mer. janv. 17, 2018 11:43 am

Umanimo a écrit :
mer. janv. 17, 2018 10:43 am
J'ai une question sur les corrections effectuées : est-ce que ce sont des corrections uniquement orthographique et sur la correction du français ou bien est-ce qu'elles portent aussi sur le fond de l'histoire ? Pour tenter d'en faire un meilleur livre, en changeant ce qui a besoin d'être amélioré ?
faire un livre meilleur ?
chez YIL nous ne dénaturons pas l’œuvre d'un auteur, pour moi c'est de sa responsabilité que de fournir une "œuvre finalisée", le temps du formatage commercial des éditeurs est révolu pour ceux qui ne sont pas déja dans leur sphère d'influence (et vous savez comme moi que les places sont chères).
On va aider le projet en corrigeant le manuscrit (coquilles), en trouvant une couv qui colle au projet et qui soit accrocheuse sans être racoleuse... puis un résumé sur le quatrième efficace.
mais si le projet manque de style ou est nul.... ben j'en avertirais l'auteur (la partie la plus délicate de mon travail) et à sa demande il décidera s'il continu ou pas (la plupart du temps il veut continuer quand même, allez savoir ce que peut faire faire à un humain le besoin de reconnaissance )

pourquoi choisir de ne pas intervenir dans le contenu ? ça coute très cher en temps (il faut être certains de vendre plusieurs milliers de livres pour amortir le temps passé) et personne ne peut prédire de ce qui va marcher ou pas: un livre n'est pas un seau en plastique et il n'y a aucune formule pour qu'il devienne un best seller sans une notoriété de l'auteur déjà existante. Toutes les stratégies commerciales industrielles sont aujourd'hui dissociées de la qualité artistique d'un projet.

vous voulez un exemple pour qu'un livre marche à coup sur ?
donnez moi 400 000 euro, j'en donnerais la moitié à une star sur le retour (qu'elle sache écrire ou pas ce n'est pas le plus important, le studio de prod et l'éditeur soutiendra le manque de technique, ce qui est vital par contre c'est que cette star parle dans l'affect des gens)... un quart pour la com (télé, internet) le but étant d'inonder le public et les partenaires.... et le dernier quart pour la distribution afin que l'on serve le bouquin au public jusqu'à saturation avant que son volatile intérêt ne passe à la concurrence.
Et si le public boude quand même le projet, c'est pas catastrophique, parce qu’on s'est assuré que les marchés public (médiathèques et collectivités, aides CNL...) eux le soutiendront à sa place,
voir au final que la technique des "passes" (le fait pour un éditeur de destocker avant exploitation en librairie) permettront aux brockers de valoriser les énormes stock sur le marché de l'occasion et pour l'éditeur d'être quand même rentable à la barbe de l'auteur (star ou pas) au final....

(je n'ai pas respecté les proportions du gâteau car je ne les connait pas et ça ne m’intéresse pas vraiment)

vous en voulez d'autres ? :)
Dernière modification par Yanouch le mer. janv. 17, 2018 12:05 pm, modifié 1 fois.

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Melalivres
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Re: présentation éditeur

Message par Melalivres » mer. janv. 17, 2018 12:04 pm

Bonjour !
Yanouch a écrit :
mar. janv. 16, 2018 5:08 pm
[...] avoirs libraires (retour des invendus 1 an)[...] et paye ses droits d'auteur mensuellement sans faille depuis 5 ans...
Alors là, je ne comprends pas : comment peux-tu payer mensuellement les auteurs pour leurs ventes si tu autorises les retours sur une période d'un an ? C'est prendre le risque de payer des droits d'auteurs sur des livres qui te reviendront...


-- Je range ici ma casquette d'auteur pour sortir celle de libraire.
Yanouch a écrit :
mar. janv. 16, 2018 5:08 pm
et surtout 10 nouveautés mensuelles (dont 3 professionnelles) qui permettent d'être crédible en librairie.
Dix nouveautés mensuelles pour un petit éditeur ? Dont trois appelées professionnelles, donc le reste n'ayant aucune valeur aux yeux du libraire ? C'est bien loin de ce que j'appelle être crédible en librairie.
Les libraires recherchent la qualité, et non la quantité.
Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 9:29 am
Nous sommes dans un monde de surproduction total, nous avons TOUS notre responsabilité là dedans (nos habitudes de consommation, notre individualisme forcené...) et de mon point de vue les règles du monde du livre sont très simple: c'est celui qui a le plus gros volume qui occupe la place....
[...]
Donc, parce que nous sommes dans un monde de surproduction, tu publies tout ce qui te passe par la main... Concept étrange d'ajouter à cette surproduction dont nous, libraires, sommes au final victimes. Hachette et consort, les "gros" de la place, publient des oeuvres parce qu'elles ont une certaine qualité. Non pas juste pour occuper le terrain.
Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 11:24 am
la surproduction personne ne peut y échapper. Si vous ne choisissez pas la surproduction vous ne pourrez pas être diffusé en librairie de façon efficace, donc on vous repprochera aussi d'être un mauvais éditeur.
Alors que dire de ces petits éditeurs que nous défendons en librairie indépendante, quand bien même ils ne sortent qu'une dizaine de nouveautés dans l'année ?
Je crains que ta vision du commerce du livre soit quelque peu biaisée.
Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 9:29 am
nous ne corrigeons pas les œuvres qui n'ont aucune chance à notre avis dans le circuit industriel. Nous éditons ces œuvres quand même parceque l'auteur nous le demande et que c'est rentable pour nous tout en restant vertueux. (nous on trouve que ce n'est pas "sale" que d'éditer un livre à 200 ex vendu hors commerce dans des réseaux privés)
Ce que tu décris ici se rapproche énormément du compte d'auteur. Certes, l'auteur ne va rien payer, mais il ne peut pas compter sur toi pour juger si, oui ou non, son texte a de la valeur.
D'autres maisons font cela, permettant une publication gratuite, sans stock à gérer puisqu'elles ont choisi l'impression à la demande, mais elles sont considérées par beaucoup comme du compte d'auteur car l'éditeur ne joue que le rôle d'imprimeur et de "passeur".
Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 11:24 am
Maintenant tous les livres ne peuvent pas être en librairie et la responsabilité du libraire est aussi engagée...
Et les libraires consciencieux n'iront sans doute pas piocher dans un catalogue mélangeant des livres que l'éditeur lui-même va dénigrer et d'autres auxquels il va accorder de l'importance. Comme tu le dis toi-même : surproduction ! Nous préférons nous fier aux éditeurs chez qui nous sommes sûrs de ne trouver que de la qualité. Même s'ils ne publient que quatres titres une année, trois la suivante.
Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 11:24 am
De mon constat d’éditeur/diffuseur/distributeur
Hop hop hop ! Par "diffuseur", tu entends le fait que tu envoies un catalogue à des libraires ? Le rôle de diffuseur c'est de défendre les oeuvres, que ce soit en se déplaçant dans les points de vente ou en les tenant informés (avec un peu plus d'enthousiasme que "voilà le nouveau catalogue, il y a ça qui est bon, le reste c'est pourri") et, d'après ce que je lis dans un autre sujet, c'est aux auteurs de s'en charger.
Comment dire... quand je vois un auteur obligé de venir défendre son livre par lui-même, j'ai toujours peur. Si l'éditeur n'est pas derrière lui pour le défendre, comment je sais ce que ça vaut ? Et puis entre écrire et vendre ses écrits, il y a une grande différence. Nombreux sont les auteurs qui ne savent pas se vendre. Ce n'est pas leur travail.

Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 11:43 am
Umanimo a écrit :
mer. janv. 17, 2018 10:43 am
J'ai une question sur les corrections effectuées : est-ce que ce sont des corrections uniquement orthographique et sur la correction du français ou bien est-ce qu'elles portent aussi sur le fond de l'histoire ? Pour tenter d'en faire un meilleur livre, en changeant ce qui a besoin d'être amélioré ?
faire un livre meilleur ?
chez YIL nous ne dénaturons pas l’œuvre d'un auteur, pour moi c'est de sa responsabilité que de fournir une œuvre finalisé, le temps du formatage commercial des éditeurs est révolu pour ceux qui ne sont pas déja dans leur sphère d'influence (et vous savez comme moi que les places sont chères).
On va aider le projet en corrigeant le manuscrit (coquilles), en trouvant une couv qui colle au projet et qui soit accrocheuse sans être racoleuse... puis un résumé sur le quatrième efficace. [...]
pourquoi choisir de ne pas intervenir dans le contenu ? ça coute très cher en temps (il faut être certains de vendre plusieurs milliers de livres pour amortir le temps passé) et personne ne peut prédire de ce qui va marcher ou pas: un livre n'est pas un seau en plastique et il n'y a aucune formule pour qu'il devienne un best seller sans une notoriété de l'auteur déjà existante. Toutes les stratégies commerciales industrielles sont aujourd'hui dissociées de la qualité artistique d'un projet.
Pourtant le travail de l'éditeur consiste parfois à sublimer une oeuve, ou parfois simplement à aider l'auteur à prendre du recul et à remanier tel ou tel point. Si l'éditeur n'est pas là pour dire "attention, ce passage est incohérent par rapport à cei, et ton personnage, là, on ne comprend pas pourquoi il vient de dire ça alors qu'il pensait autre chose il y a deux chapitres"... l'éditeur ne sert à rien.
Et moi, en tant que libraire toujours, j'estime que je ne peux donc faire confiance à aucun des textes de ta maison que l'on me présenterait.
Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 11:43 am
pourquoi choisir de ne pas intervenir dans le contenu ? ça coute très cher en temps (il faut être certains de vendre plusieurs milliers de livres pour amortir le temps passé) et personne ne peut prédire de ce qui va marcher ou pas: un livre n'est pas un seau en plastique et il n'y a aucune formule pour qu'il devienne un best seller sans une notoriété de l'auteur déjà existante. Toutes les stratégies commerciales industrielles sont aujourd'hui dissociées de la qualité artistique d'un projet.
Quel vision cynique du monde du livre. Parti ainsi, on ne publie plus que les auteurs déjà connu et on ne donne plus leurs chances aux nouveaux.
Pourtant, j'en découvre plein, des nouveaux, chez les éditeurs de toute taille. Et pas forcément avec une promotion de malade derrière.
Challenge 1er jet : Sándor est là, et il compte pas bouger ! :fairemal:
~~ Marraine-fée de Lullaby ~~

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