présentation de Yanouch

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Crazy
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Re: présentation éditeur

Message par Crazy » mer. janv. 17, 2018 5:02 pm

Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 4:46 pm
Je pense qu'un formatage industriel donne au final des œuvres avec peu de saveur quand on s’intéresse à l'aspect humain de tout ça. Alors bien sur il y a de très bon livre publiés par l'industrie... Mais je dirais que ces livres là n'ont pas eut de chance (encore une fois c'est une moyenne): Ils ont été soient formatés soit il sont entrés dans le moule tous seuls.... Ils ne sont plus "sauvages" mais "apprivoisés" si vous suivez mon raisonnement. Nous chez YIL on aime les choses "sauvages", brute donc sincères....car elles seules savent ce que le mot "liberté" signifie à mon sens, et on aurait pas pu en arriver là sans éditer tout le monde.
Je pense que c'est une image très idéalisée de la chose.

Bien sûr, que les éditeurs vont vouloir rentabiliser les livres qu'ils ont choisi d'éditer. Mais penser pour autant qu'ils sont tous dans le "formatage", c'est faux. Il y a des maisons d'édition (comme Critic) qui sont quasi spécialisées en bouquins "qui sortent des sentiers battus". Pour avoir assisté à des débats avec des éditeurs, beaucoup marchent au coup de coeur. Et tous conseillent de ne pas essayer de rentrer dans un moule.

Pour le reste, demander à un auteur de retravailler son texte, ça ne veut pas dire lui dire de tout réécrire ou de rajouter quelque chose (de l'action, du Q...). Ca peut aussi lui être lui montrer, avec l'expérience de l'éditeur qui a vu passer des centaines de manuscrits, comment améliorer son texte, le rendre plus vivant, éviter des temps morts...

Croire (et laisser croire) que l'auteur a la science infuse et que ce qu'il a écrit est parfait est une erreur dangereuse, à mon avis, car elle encourage l'idée fausse qu'un manuscrit ne doit pas être retravaillé. Il y a peut-être un manuscrit sur mille qui est dans ce cas, et encore. Demande à tous les auteurs d'ici qui ont été publiés dans une vraie maison d'édition : ça m'étonnerait qu'aucun n'ait eu à faire des corrections sur son texte, fussent-elles aussi mineures que des reformulations ou suppressions d'adverbes...
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La_louve
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Re: présentation éditeur

Message par La_louve » mer. janv. 17, 2018 5:05 pm

Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 4:46 pm
faite le parallèle avec la sculpture ou la peinture... qui oserait demander à un auteur de modifier son œuvre (vous pouvez le faire pour des travaux de commande mais certainement pas pour une œuvre d'expression libre)
Sauf que là, on touche à la différence entre une oeuvre libre réalisée par un sculpteur aguerri, qui a passé des années à paufiner son art avec l'aide et les conseils d'autres sculpteurs et le résultat qu'obtient un débutant en gravant un bouchon de liège. Tout le monde a commencé avec un bouchon de liège, mais pour devenir un sculpteur de talent, il a fallut des gens pour le conseiller et lui apprendre les techniques. Est-ce qu'il a été formaté pour autant ?

Ca ne devrait peut-être pas être le boulot des éditeurs, d'apprendre leur métier aux auteurs. Mais dans un pays où il n'existe aucune formation pour ça, c'est devenu aussi en partie leur rôle. Je ne dis pas qu'un autodidacte ne peut pas écrire de bon livres, surtout aujourd'hui avec tous les échanges qu'il y a sur internet, comme ici par exemple. Mais l'oeil aguerrit de l'éditeur permet parfois d'aller plus vite, de passer un palier et d'améliorer durablement notre manière d'écrire.

Peut-être que certains éditeurs cherchent à formater les textes pour sortir des livres à la mode, je ne sais pas. Mais je ne pense pas que pour autant, on doive tous les mettre dans le même panier et tout jeter à la flotte. Les corrections éditoriales peuvent aider les auteurs à s'améliorer. Et non, maîtriser les techniques d'écriture et de narration, ce n'est pas du formatage. C'est un moyen d'être compréhensible et d'envoyer au lecteur le message que l'auteur veut envoyer, en ayant plus de chances de le toucher parce que l'éditeur l'aura aidé à maîtriser ce langage qu'est la narration de roman.

Alors peut-être que ces oeuvres ne sont plus "sauvage" comme peut l'être un gribouilli d'enfants sur une feuille de papier. Mais ce n'est peut-être pas plus mal non plus, à la fois pour le lecteur et pour l'auteur qui cherche à faire passer quelque chose, sans forcément en maîtriser les moyens à l'origine.
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Atar
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Re: présentation éditeur

Message par Atar » mer. janv. 17, 2018 5:08 pm

Yanouch a écrit :
mer. janv. 17, 2018 4:18 pm
Je ne vois pas en quoi commander chez YIL à hauteur de 468 EUR (un colis de 30 KG de 50 livres tous titres confondus livré en J+1, 40% de remise payement à 60 jours, faculté de retour intégrale et avoir) est un risque plus important que de commander chez HACHETTE... Surtout pour découvrir de la BD non formatés qui pourrait vous surprendre.

les petits éditeurs dès qu'ils deviennent gênant en terme de taille et part de marché se font racheter par des groupes plus important.
donc tout fini tôt ou tard chez Hachette... en attendant effectivement ils survivent.
Bonjour Yanouch !
Tout d'abord bienvenue ! Malgré le débat qui se joue ici, j'espère que tu trouveras ta place au sein du forum et que tout ira le mieux pour toi et ton activité.

Ensuite, si je peux me permettre, j'aimerai rebondir là-dessus et sur quelques autres propos que tu as eu sur la BD. Si j'ai bien vu, ta maison d'édition édite de la BD que tu appelles "non formatées". Soit. Mais qu'entends-tu par là ?
Etant journaliste spécialisée en bande dessinée (en plus d'auteur, oui je sais, je fais beaucoup de choses), je vois passer tous les jours de la BD originale, étonnante, sortant des sentiers battus, que ce soit chez des petits éditeurs (Même pas mal, Hoochie Kootchie, Jarjille, etc), des moyens éditeurs (Mosquito, Akileos, etc), comme chez des grands (Glénat, Bamboo, et même, si si, Delcourt). Je peux te citer un paquet de titres, sortis rien que dans ces 6 derniers mois, tous éditeurs confondus, que l'on pourrait appeler "non formatés", si tant est que cela veuille dire quelque chose. Car aujourd'hui, les courants de la BD (terme générique regroupant le comics, le manga, le franco-belge, mais aussi quelques formats "étranges" ou étonnants) font qu'il n'y a pas vraiment de normes, que des dessinateurs de génie parviennent à transcender leur genre et à se réinventer (et ce ne sont pas forcément des "super star". As-tu, par exemple, entendu parlé d'Edouard Cour ? Français, dont le style varie en fonction des titres, mais qui reste (comme le scénario) d'une qualité rare).
Idem chez Delcourt. Oui, il y a des "magouilles financières", si on peut appeler ça ainsi. Je n'ai pas le détail et j'avoue que ça m'intéresse peu. Mais ce n'est pas parce que Delcourt et Hachette (ou Glénat, ou Casterman, ou qui sais-je encore) sont des grands groupes échangeant de l'argent et des services (diff, com, etc) que cela en fait des lobbyistes imposants un style. Il n'y a qu'à comparer ces deux titres : L'homme gribouillé (paris risqué, c'est sans doute pour cela qu'ils font une super com dessus) et Cheval de bois, cheval de vent. Ce sont deux styles totalement différents, deux tailles d'ouvrages différents, et pourtant deux pépites à dévorer (pour ceux qui aiment la BD et qui trainent dans le coin, foncez). Ce n'est pas au financier qu'on "juge" un éditeur mais bien à son catalogue, petit ou gros, qu'il sorte 1 ou 25 nouveautés à la semaine.
Il n'y a qu'à voir la diversité des titres et des éditeurs dans des festivals comme Angoulême (la semaine pro) ou aux Imaginales (en mai) pour s'en rendre rapidement compte.

D'autre part, il n'y a pas que les libraires qui font un livre. Je passerai sur ce débat, je ne suis pas libraire.
Par contre, une question me titille, d'autant que j'y ai malheureusement été confronté. Puisque les auteurs font leur com', qu'en est-il des services presse ? Les journalistes aussi ont un impact sur le succès d'un livre. Est-ce que tu t'engages à envoyer des SP ou est-ce à la charge de l'auteur de piocher sur ses exemplaires auteurs pour avertir les médias ? Cette question revêt une certaine importance pour moi depuis que je me suis retrouvée dans la seconde solution...

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Beorn
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Re: présentation éditeur

Message par Beorn » mer. janv. 17, 2018 5:23 pm

Yannouch a écrit :je pense qu'un lecteur déçu par Hachette c'est beaucoup plus grave pour la profession qu'un lecteur déçu par YIL. :)
Yannouch a écrit :On est juste insignifiant économiquement parlant.
Les lecteurs peuvent toujours être déçus par un livre, mais il y a plus de chances, à mon avis, que cela arrive quand ce livre n'a pas été sélectionné ni corrigé.
Par ailleurs, peu importe la taille de ta maison : mon avis, qui n'engage que moi, est que ce type de maison n'est pas très utile pour un auteur. C'est mon opinion et j'essaye de l'exprimer sans méchanceté ou ironie.
Yannouch a écrit :Je pense qu'un formatage industriel donne au final des œuvres avec peu de saveur
En tant qu'auteur publié, je ne peux tout simplement pas être d'accord avec les termes de "formatage" ou "d'industrie". Je le prends pour moi et pour mes amis, dont certains fréquentent ce forum, et je ne trouve pas cela juste. Cela sonne pour moi comme un discours tout fait.
A cela, je t'ai déjà répondu tout à l'heure et Melalivre aussi : moi en te disant qu'il existait de petites maisons qui n'avaient guère de rapport avec l'industrie, Melalivre en citant un livre de Hachette très original qui comporte de grandes qualités littéraires.
Yannouch a écrit :faites le parallèle avec la sculpture ou la peinture... qui oserait demander à un auteur de modifier son œuvre
Je ne suis ni peintre ni sculpteur, je ne me prononcerai donc pas pour ces domaines artistiques. En revanche, en tant qu'auteur, j'attends de mon éditeur qu'il ait un oeil critique sur ce que j'écris. Il m'est souvent arrivé de retenir des conseils ou des orientations qui me semblaient bonnes. Bien sûr, on n'est pas toujours d'accord avec son éditeur, et il est très important de ne rien modifier qui ne nous plaise pas.

Une oeuvre de l'esprit est avant tout un travail, pour moi. Bien sûr, il y a de la passion, de l'inspiration et de la flamme, mais tout cela ne suffit pas à écrire un bon roman. A mon avis, pour la plupart des auteurs, il faut reprendre 100 fois son ouvrage, s'exercer, écouter les avis de personnes extérieures, etc. pour produire au final l'oeuvre la plus belle et la plus personnelle possible.

Tu n'en as peut-être pas conscience, mais tu es ici sur un forum où l'on pratique la "bêta-lecture", c'est même l'objet de ce forum. Nous nous relisons les uns les autres et nous donnons un avis critique sur le fond et sur la forme sur nos écrits. Cela nous semble au contraire très utile.

EDIT : beaucoup de réponses entre-temps !
Blog : Les conseils de Tonton Beorn
Bragelonne : Le 7ème Guerrier-Mage / Calame T1 Castelmore : Le jour où... / 14-14 / Un ogre en cavale

Yanouch
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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » mer. janv. 17, 2018 6:04 pm

on s'engage à envoyer 20 services presse livre papier par projets édités (sur toute la durée d'exploitation de l’œuvre) et un nombre infini de service presse numérique.
ce ne sont pas les auteurs qui font leur com chez YIL, ils font des dédicaces et calent des dates avec les libraires à qui ils présentent leur livre dans leur secteur géographique (et le livre des copains s'ils le veulent), il nous passent ensuite le libraire au téléphone dans sa librairie (sur leur portable) et c'est nous qui lui présentons l'argumentaire,la maison d'édition et les rassurons sur les CGV, la disponibilité...


il y a des grosses productions industrielles bourrées de coquilles, vous savez...
l'industrie n'est pas intéressé par le talent mais par le rendement. Quand ils peuvent avoir les deux ils prennent, mais en premier ils choisissent le rendement (le rendement économique), le rendement économique c'est aujourd'hui avant tout la notoriété d'un auteur... Car si tout le monde est célèbre il n'y a plus de valeur. L’enjeu c'est de déterminer qui est ou serra célèbre, et tous les moyens sont bons pour y arriver.

ne pas "formater" un livre ne signifie pas le laisser comme tel si l'auteur en fait la demande, nous avons toujours conseillés nos auteurs dans le temps disponible... (et je dirais souvent sur mon temps libre personnel car c'est très chronophage et que l'on a beaucoup d'auteurs)

simplement je doute que vous sachiez combien de temps peut passer un comité éditorial d'une major pour une œuvre en cours de prod, et de fait je ne comprends pas bien comment vous pouvez parler vous d'accompagnement (temps passé, conseils puis résultats et validation) car chez un professionnel de l'édition le temps ça coute. Malheureusement plus l’œuvre édité est jugée rentable plus le comité passe de temps sur son contenu... ce qui est une aberration en soit puisque au contraire on pourrait attendre qu'un auteur ayant beaucoup de talent, d'expérirence et de technique puisse se débrouiller seul, et à coté de ça vous avez les petits nouveaux (ceux qui ont réellement besoin qu'on les appuis malgré tout leur talent) qui se font laminer et exploiter dans ces mêmes majors (là pour ceux la l'éditeur n'est plus dans le conseil mais dans l’exigence de production). Alors oui le contact humain peut être plus sympa dans de petites structures que chez une major, mais chez l'un comme chez l'autre ne vous leurrez pas sur l'accompagnement possible d'un projet,

De là à en sortir un livre sans défauts, je n'y crois pas un seul instant: vous aurez peut être l'impression d'avoir fait le maximum mais tout est toujours perfectible et il faut toujours savoir s'arrêter à un moment donné.

J'ai bien conscience de l'utilité de ce forum, ce genre d'initiative qui devrait à mon sens remplacer tous les comités éditoriaux du monde (il n'y a pas ou peu de héiarchie et surtout personne n'y a d’intérêt financier)... Mais attention à l'égo de chacun...

Pour moi, un éditeur doit publier un livre dont le contenu est intellectuellement "brute" (dans le sens non formaté par un probable rendement économique) sinon il ne publie plus un auteur mais un concept éditorial... (qui s'est déjà posé la question de combien d'auteurs on réussit à publier chez un éditeur une œuvre librement, avec une carte blanche à la signature du contrat ? seul ceux qui sont déjà "bankable" par l'éditeur soit par expérience soit par concept éditorial) je comprends qu'il y ait des avis divergents ici et c'est tant mieux...

et quand on est pas d'accord avec son éditeur après avoir signé son contrat... et qu'on se retrouve avec l'obligation de modifier son œuvre pour qu'elle soit bankable, vous faites quoi ? vous vous dites "c'est pour mon bien" ? vous ? (chez nous on est toujours d'accord avec l'auteur puisqu'on fait ce qu'il veut).

il n'y a pas de différence entre les artistes (sculpteur, musiciens, peintre, écrivains).... les outils et les moyens changent, mais le but est le même...
Dernière modification par Yanouch le jeu. janv. 18, 2018 8:46 am, modifié 5 fois.

Yanouch
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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » mer. janv. 17, 2018 6:37 pm

au risque de paraitre prétentieux, j'aimerai juste rajouter une petite satisfaction personnelle.
nous accusons plus de croissance chez YIL que pour n'importe quelle major, (on arrive à 50% de croissance pour un CA de 200 000 EURO l'année passée)
nous n'en profitons pas pour rémunérer d’inconnus actionnaires mais pour investir dans nos moyens de diffusion, le défraiement des auteurs, les supports de com, les droits d'auteurs (nous allons probablement signer avec un diffuseur cette année en gardant la distribution pour garantir notre concept) .

Notre activité et concept n'est donc pas sans intérêt pour l'auteur puisque nous arrivons à ce résultat et que les ventes progressent (tout le monde en profite du plus petit auteur jusqu'au plus grand).
mais le grand succès de YIL c'est surtout de garantir la disponibilité d'une œuvre en J+1 partout en France en neuf depuis 5 ans (et tous les titres du catalogue, des plus anciens aux plus récents le resterons tant que YIL vivra. Une major peut elle en dire autant ? pour l'abandon d'une série jugée non rentable et pourtant talentueuse par exemple, combien de lecteurs dégoutés ?)... Savez vous que certaines majors ont la même machine d'impression numérique que nous, juste pour pas rendre les droits à un auteur qui aimerait bien les reprendre pour faire vivre son œuvre autre part dépassée 15 jours ?

nous surproduisons oui mais en fait seulement de façon virtuelle, puisque il n'y a que très peu de stock du fait de l'impression à la demande (un stock tampon de 50 ex est nécessaire par projet pour des questions de réactivité sur la distribution)
et c'est tant mieux pour tout le monde, ça laisse de la place aux autres éditeurs, chose que Hachette permet encore un peu (1.4 milliard de CA, le suivant c'est média participation avec seulement 40 millions ou 200, je crois, bref dans tous les cas juste un "petit joueur"... :) ).. jusqu'au jour ou l'ogre ne le permettra plus...

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Ivan
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Re: présentation éditeur

Message par Ivan » jeu. janv. 18, 2018 12:51 am

Bonjour Yanouch, et bienvenue sur le forum !
Je ne vais pas m'étendre sur le débat entre compte d'auteur et compte d'éditeur, dans la mesure où d'autres ont déjà exposé mon opinion avec brio. Je laisse également de côté la question de la capitulation face à la société de la consommation... Difficile de s'élever contre la tragédie des communs, mais voir le renoncement fait toujours un peu mal au cœur.

J'aimerais m'intéresser à un autre versant de ta maison d'édition. Tes déclarations sur ce CA impressionnant (200k€, félicitations) ont quelque peu éveillé mon intérêt, et je me suis mis en tête de chercher les bilans de ta société... Avant de découvrir que celle-ci, en tant qu'entreprise en nom personnel, n'est pas tenue de déposer ses comptes au Greffe. Ma curiosité devra rester entière sur ce sujet.
J'ai par contre remarqué que cette maison d'édition avait pour code APE "Autre imprimerie (labeur)". Le site de l'INSEE donne davantage de précisions sur celui-ci :
INSEE a écrit :Cette sous-classe ne comprend pas :
[...]
  • la publication d'imprimés (cf. 58.1)
La référence 58.1 étant définie de la manière suivante :
INSEE a écrit :Ce groupe comprend l'édition de livres, de journaux et de publications périodiques, de répertoires et de listes d'adresses et d'autres ouvrages, tels que photos, gravures et cartes postales, calendriers, formulaires, affiches et reproductions d'œuvres d'art. Ces produits se caractérisent par le niveau de créativité intellectuelle requis pour leur développement et sont généralement protégés par des droits de propriété intellectuelle (copyright).
Je suis conscient du fait que le code APE n'a pas de valeur juridique ; mais je pense toutefois qu'il apporte un regard objectif sur l'activité (en tout cas initiale) de ta structure - ton discours, en tout cas, fait davantage penser à celui d'un imprimeur (ce qui n'a rien de répréhensible, entendons-nous bien). En tant qu'auteur, j'aurais en tout cas des réticences à confier mon manuscrit à un éditeur qui est en réalité répertorié comme tel... Aurais-tu des précisions à apporter sur ce point ?
Note de service :

Le message ci-dessus est destiné à un public adulte.
Cordialement,
Ivan

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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » jeu. janv. 18, 2018 8:25 am

oui, les conventions collectives sont moins onéreuses pour nous avec ce code APE (on est 4 à plein temps CDI chez YIL + un stagiaire), on avait pris celui là car l'état nous avait d'office calé dans un autre truc "édition de periodique et autre revues" je crois me souvenir
et pour tout te dire on en a encore changé depuis en passant maintenant sur "impression numérique" (je n'ai plus le terme exact en tête mais je tiens à souligner que ces codes sont purement administratif et que seul le fisc aime y perdre du temps)
quand au dépôt des résultats de ma boite, effectivement ils ne sont pas disponible (et ce n'est pas de mon fait puisque société.com fait son beurre en tapant dans les journaux officels sans demander quoi que ce soit aux structures) mais je tiens à dire que je n'ai rien à cacher... Le CA exact de YIL 2017 est de 192 825 EUR, on est tous au smic et sans actionnaire (une vraie indépendance) et étant une des seules sociétés en nom propre d'édition/impression (avec des investissements matériel pas négligeable, c'est moi qui suis responsable légalement du truc... et pas une entité morale via un conseil d'administration) j'espère montrer que mon investissement et ma transparence sont sincère.

Après, j'avoue avoir un peu l'impression de subir un interrogatoire (le seul but du post précédent était de : "dénicher l'arnaque" )... et comme je viens de passer plusieurs heures à me présenter sur ce forum et que je n'ai rien à prouver à qui que ce soit, j'attends maintenant vos manuscrits avec impatience :) (il n'y a bien sur aucune obligation à ce propos)
service.editorial@yil-edition.com

et je continuerai avec joie à répondre à vos questions puisque j'aime bien échanger sur le sujet et que vous participez en même temps à ma synthèse 2017 d'activité (en retard) sur l'étude des profils auteurs (faut toujours se tenir "à la page" avec des enquêtes de terrain pour rester objectif et je dirais que les forums sont une très bonne place d'info puisqu'on "s'y lâche" plus que dans la vrai vie).

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Re: présentation éditeur

Message par Ivan » jeu. janv. 18, 2018 10:07 am

Yanouch a écrit :oui, les conventions collectives sont moins onéreuses pour nous avec ce code APE
Non, je t'assure :
Ministère de l'Economie a écrit :le code APE n’a pas de valeur juridique, c’est l’activité réelle de votre entreprise qui détermine la convention collective qui s’y applique. (source)
Pour le reste, je suis navré que tu aies pris mon post de la sorte et je m'en excuse. Il ne fallait rien y voir de plus que de la "due diligence" : certains d'entre nous passent plusieurs années sur leurs manuscrits, il est donc normal de scruter sérieusement ceux à qui on les confie !
Je te souhaite de recevoir tous les projets que tu souhaites, et que ton étude de profil ici sera profitable !
Note de service :

Le message ci-dessus est destiné à un public adulte.
Cordialement,
Ivan

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Re: présentation éditeur

Message par Yanouch » jeu. janv. 18, 2018 11:08 am

c'est bien ce que je dis: l'APE ou NAF, n'a de valeur statistique que pour l'INSEE (il permet quand même de retrouver la convention collective qui s'y applique, c'est tout, le reste tout le monde s'en fou)
c'est pas nous qui déterminons le code APE... c'est l'état, nous avons fait une demande de modification pour coller avec notre convention collective, après ils font ce qu'ils veulent... (et si c'est une activité de coiffure ils vont être plus performant dans leur classement que si c'est une activité d'édition/impression/diffusion/distribution). C'est quand même toi qui a des doutes sur qui je suis et qui va être suspicieux parcequ'il aura trouvé un code APE qui n'indique pas "gentils petit éditeur" :)

le plus important c'est que la convention collective "impression numérique" est moins contraignante pour nous, économiquement parlant, que celle "d'édition de revue périodique"
mais on n'est plus du tout dans les questions éditoriales, on est bien dans les questions de gestions administrative qui n'ont rien à faire sur ce forum (sinon je vais te demander le montant de tes droits d'auteur pour juger si t'es un vrai auteur.... ce qui serrait de ma part complétement idiot.... et très vexant pour toi)
si tu dépasses un syndrome perceptible bien français tu pourras voir par exemple que beaucoup d'éditeurs utilisent des codes naf correspondant comme "organisateurs d'évènements" ou autre et ça ne signifie pas qu'ils sont pas clean... par exemple ANKAMA qui est une maison d'édition de BD de premier plan qui fait aussi dans le jeu video ou le dessin animé... et leur code naf (que je ne connais pas) va pas être "éditeur de bande dessinée", ce code NAF n'existe pas en fait... Donc tout le monde déclare une activité et raccroche à une convention collective la plus juste possible, après ce n'est plus que de la paperasserie.

tu as vu sur google ? on a déménagé 3 fois.... avec cessation d'activité et réouverture.... tu va pouvoir me dire aussi que c'est pour ne pas payer les auteurs qui nous court après !!! :) ... pour moi qui suis aussi suspicieux que toi: cette pression que tu ne te permettrais pas en débat à visage découvert et surtout pas auprès d'un gros éditeur chez qui tu espèrerais signer (juste une mise en perspective hein, je ne te connais pas et ce n'est pas mes oignons...) ne montre pas beaucoup de considération pour ma pomme.

y'a les gens, l'image des gens, l'image qu'on donne aux gens... vaut mieux bien se renseigner avant de juger (et même quand on juge pas ouvertement c'est tout comme).... parce qui est écrit ici ou ailleurs va rester, sera gardé par google et influencera les autres.

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Yannick A R FRADIN
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Re: présentation de Yanouch

Message par Yannick A R FRADIN » dim. févr. 04, 2018 12:23 pm

Bonjour et bienvenue Yanouch :nenuphou2:
Merci pour la présentation de ton travail et les échanges avec les autres grenouilles.
La mare est peuplée de nombreuses grenouilles, dont les attentes peuvent être aussi différentes que la taille de leurs palmes et le son de leurs gorges. Des discussions comme celle-là sont de toute façon intéressantes et chacun en retiendra ce qu'il voudra.
En tout cas, je salue la démarche et le travail déjà accompli.
Je prendrai peut-être part à la discussion ultérieurement sur certains points bien précis, mais étant clairement indé dans l'âme (et la pratique, bon hybride c'est vrai, mais majoritairement indé), je me contenterai peut-être simplement d'observer :sifflote:
Bonne découverte de la mare et de ses habitants en tout cas !
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